Présentation
Baya Bouzar, connue sous le nom de scène Biyouna, était une actrice, chanteuse et humoriste algérienne. Elle est née le 13 septembre 1952 dans le quartier de Belouizdad à Alger. Elle est décédée le 25 novembre 2025 à Alger.
Débuts et révélation
Biyouna a commencé sa carrière sur les planches et à la télévision. Elle a été révélée au grand public par le feuilleton télévisé Al-Hariq, auquel elle a participé alors qu'elle avait 19 ans. Elle a ensuite joué dans d'autres feuilletons populaires et a présenté des spectacles dans les cabarets d'Alger.
Parcours et ouverture internationale
Lors de la décennie marquée par des violences en Algérie dans les années 1990, elle a choisi de rester dans le pays. En 1999, à la fin de cette période d'instabilité, elle a commencé à travailler régulièrement à l'étranger. À partir de cette période, elle a collaboré avec le réalisateur Nadir Moknèche, pour des tournages notamment au Maroc et en France, parmi lesquels Le Harem de Mme Osmane, Viva Laldjérie et Délice Paloma.
Carrière au cinéma et à la télévision
Biyouna a joué dans de nombreuses productions algériennes et françaises. Elle a notamment tenu des rôles dans des films français de divers genres. Parmi les titres cités dans les sources figurent Le Flic de Belleville, La source des femmes, Neuilly sa mère, sa mère, Les Déguns, Il reste du jambon ?, Beur sur la ville et Les Trois Frères : Le Retour. Elle a également été remarquée pour des scènes jugées sensibles dans le contexte algérien, notamment dans A mon âge je me cache encore pour fumer.
Activités musicales et scéniques
Parallèlement à sa carrière d'actrice, Biyouna a pratiqué le chant et le one-woman-show. Elle a enregistré un album intitulé Raid Zone.
Hospitalisation et décès
Biyouna a été hospitalisée début novembre 2025 et admise en service de pneumologie alors que son état se détériorait. Son décès a été annoncé le 25 novembre 2025 à Alger. Les sources attribuent son décès à un cancer du poumon accompagné de complications respiratoires.
Réactions
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exprimé sa tristesse et rendu hommage à sa contribution à la scène culturelle et cinématographique du pays. Des hommages ont également été publiés par des personnalités et institutions culturelles françaises, dont Jack Lang et la ministre française de la Culture Rachida Dati.
Sélection de réalisations
- Al-Hariq (feuilleton télévisé)
- Le Harem de Mme Osmane (film)
- Viva Laldjérie (film)
- Délice Paloma (film)
- La source des femmes (film)
- Le Flic de Belleville (film)
- Neuilly sa mère, sa mère (film)
- Les Déguns (film)
- A mon âge je me cache encore pour fumer (film)
- Raid Zone (album)








