Contexte
Les faits concernent la section féminine du Cavigal, club omnisports de Nice. Deux personnes en charge de cette section étaient mises en cause : un entraîneur âgé de 45 ans et son ancienne compagne âgée de 53 ans, qui a été formée en Roumanie, dont une année de formation auprès de la gymnaste Nadia Comăneci.
Plainte et témoignages
Quatre personnes ont déposé plainte. Au procès, trois des quatre plaignantes, mineures au moment des faits, ont témoigné. Elles ont décrit des violences physiques (gifles, coups), des propos et des gestes qualifiés de déplacés, ainsi que des attouchements attribués à l'entraîneur, notamment le passage d'une main entre les seins, des massages des fesses et des baisers dans le cou, selon les déclarations rapportées lors de l'audience.
Procès et réquisitions
Le procès s’est tenu le 30 octobre devant le tribunal correctionnel de Nice. Le parquet avait requis, pour l'entraîneur, une interdiction d'exercer toute activité professionnelle ou bénévole auprès de mineurs et, pour son ancienne compagne, une peine avec sursis et une interdiction d'exercer auprès de mineurs. La Fédération française de gymnastique s'est constituée partie civile et son avocat a rappelé l'application de la loi aux pratiques sportives.
Décisions judiciaires
Le tribunal a condamné l'entraîneur à deux ans de prison ferme. Il pourra purger sa peine à domicile sous bracelet électronique et fait l'objet d'une interdiction définitive d'exercer une activité professionnelle ou bénévole auprès de mineurs. L'ancienne compagne a été condamnée à huit mois de prison avec sursis pour des faits de violences.
Réactions et conséquences pour les victimes
Lors de l'audience de délibéré, l'une des victimes présentes s'est dite soulagée d'avoir été entendue. Elle a également déclaré avoir été mise à l'écart au sein du club après ses dénonciations. Le dossier mentionne que plusieurs anciennes camarades auraient, selon les déclarations, également subi des faits similaires.
Mesures administratives et judiciaires
Les peines prononcées comprennent des mesures pénales et des interdictions d'exercer à l'égard des personnes condamnées. Le tribunal a rendu une décision différente sur certains points par rapport aux réquisitions du parquet. La fédération et les parties civiles pourront, le cas échéant, se pourvoir en appel selon les voies de droit applicables.
Calendrier et procédure
Le procès a eu lieu le 30 octobre devant le tribunal correctionnel de Nice, et les condamnations ont été prononcées lors de l'audience de délibéré. Les informations publiées se fondent sur les déclarations et les décisions rapportées en audience.








