Résumé de l'événement
Le chef de cabinet du président ukrainien, Andriy Iermak, a présenté sa démission le 28 novembre 2025, après une perquisition menée à son domicile par des enquêteurs anticorruption. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une enquête publique visant un réseau de détournements de fonds affectant le secteur énergétique public ukrainien.
Contexte et révélations
Au début de novembre 2025, des révélations ont mis en lumière un système de corruption au sein du secteur énergétique public ukrainien, impliquant plusieurs personnalités proches du pouvoir. Selon les autorités anticorruption, le dispositif aurait permis de détourner environ 86 millions d'euros, via des paiements versés à des sous-traitants et fournisseurs supposément complices.
L'enquête, dirigée par le Bureau national anticorruption (NABU) et le parquet spécialisé anticorruption (SAP), a conduit à des perquisitions et à des mises en examen. L'organisateur présumé, Timour Minditch — ancien associé d'affaires du président Volodymyr Zelensky — a quitté l'Ukraine pour Israël avant certaines opérations policières.
Déroulement des faits entourant Andriy Iermak
Le 28 novembre 2025, des enquêteurs du NABU et du SAP ont perquisitionné le domicile d'Andriy Iermak à Kyiv. Iermak a déclaré coopérer avec les autorités. La perquisition a provoqué des demandes de démission au sein de la majorité présidentielle et d'autres responsables politiques. Le président Volodymyr Zelensky a annoncé avoir accepté la démission d'Iermak, invoquant la nécessité de préserver l'unité nationale.
Andriy Iermak, né en 1971 et chef de cabinet depuis 2020, dirigeait également la délégation ukrainienne lors de pourparlers internationaux destinés à négocier la fin du conflit. Des éléments d'enquête, notamment des enregistrements évoquant Iermak sous un pseudonyme, sont examinés par les magistrats.
Enquête et éléments allégués
Les autorités présentent le schéma délictuel comme un système organisé ayant permis des paiements détournés liés à des marchés publics de l'énergie. Les investigations indiquent que les fonds détournés auraient financé des acquisitions immobilières et d'autres biens au bénéfice des personnes impliquées.
Des perquisitions et des arrestations ciblées ont été menées et des investigations complémentaires sont en cours. Les procédures devraient aboutir, selon les enquêteurs, à des auditions, à des mises en examen supplémentaires et à des saisies d'avoirs, au fur et à mesure de l'instruction.
Conséquences diplomatiques et sur les négociations
La démission intervient alors que des négociations diplomatiques, soutenues par les États-Unis, étaient en cours. Les autorités ukrainiennes ont indiqué que la délégation poursuivrait les discussions sans Iermak et que d'autres membres prendraient le relais pour maintenir la continuité des pourparlers.
Plusieurs partenaires européens et internationaux ont demandé un renforcement des efforts anticorruption, soulignant l'importance de la transparence pour préserver l'aide financière et le soutien politique à l'Ukraine.
Réactions internes et perspectives
Sur le plan national, les réactions sont contrastées : des organisations anticorruption saluent l'avancée des investigations, tandis que des responsables politiques insistent sur la nécessité de maintenir la cohésion nationale en période de conflit. La société civile ukrainienne demeure active dans le contrôle des affaires publiques.
La loi martiale en vigueur empêche la tenue d'élections immédiates, de sorte que la démission d'Iermak n'entraîne pas de scrutin. Le président Zelensky a annoncé consulter des responsables politiques et militaires avant de nommer un remplaçant chargé de la coordination des négociations et des affaires intérieures.
Suites attendues
Les enquêtes menées par le NABU et le SAP se poursuivent. Des perquisitions et des mesures judiciaires complémentaires sont attendues. L'évolution de ces procédures influencera les équilibres politiques internes en Ukraine et la perception internationale du pays en matière de gouvernance et de transparence.








