Placement en garde à vue
Le parquet de Nanterre a indiqué qu'un homme de 23 ans, jusqu'alors inconnu des services de justice, a été placé en garde à vue le 2 décembre. Il est entendu pour des faits de profanation de sépulture et de dégradation du bien d'autrui. Le parquet a précisé qu'il communiquerait à l'issue de la garde à vue.
Faits constatés
Le 9 octobre, la tombe de Robert Badinter, située dans le cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine), avait été retrouvée taguée. Des inscriptions à la peinture bleue avaient été apposées sur la pierre tombale. La sépulture n'avait pas subi de dégât matériel et avait été rapidement nettoyée par les services municipaux.
Le même jour, Robert Badinter a fait l'objet d'une cérémonie d'entrée au Panthéon. Son décès avait été annoncé en février 2024.
Enquête
Le ministère public avait ouvert une enquête préliminaire confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine. Les faits visés sont punis, selon le parquet, d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Selon des éléments cités par la presse, des images de vidéosurveillance ont contribué aux investigations ayant conduit à l'interpellation du suspect.
Contexte biographique
Robert Badinter a été ministre de la Justice et est associé à l'abolition de la peine de mort en France. Il était également un acteur de réformes législatives dans les années 1980.
Réactions
La profanation avait suscité des réactions de responsables politiques. Le président de la République a déclaré, dans un message publié sur X, que "la République est toujours plus forte que la haine" et a condamné l'atteinte portée à la sépulture.








