Contexte
Fin novembre et début décembre 2025, des épisodes de pluies intenses liés au passage d'un système cyclonique et d'une tempête pendant la saison de la mousson ont provoqué des crues soudaines, des glissements de terrain et des inondations dans plusieurs pays d'Asie du Sud et d'Asie du Sud‑Est, en particulier en Indonésie (notamment sur l'île de Sumatra), au Sri Lanka, en Thaïlande et en Malaisie. Des cumuls de pluie exceptionnels ont été enregistrés dans plusieurs bassins versants, entraînant des coulées de boue et l'isolement de municipalités.
Bilan humain et population affectée
Les bilans humains restent provisoires et ont été révisés à plusieurs reprises en raison de l'accès limité à des zones isolées et des difficultés de recensement.
À l'échelle régionale, le nombre total de décès dépasse 1 300 personnes selon les évaluations consolidées disponibles. En Indonésie, l'île de Sumatra figure parmi les zones les plus touchées, avec un bilan humain qui a connu plusieurs révisions et qui s'est rapproché d'environ 800 morts, ainsi qu'un nombre important de personnes portées disparues. Plusieurs centaines à plusieurs milliers de blessés ont été recensés et des centaines de milliers à plus d'un million de personnes ont été évacuées et hébergées dans des abris provisoires.
Au Sri Lanka, les autorités ont signalé des centaines de morts et des centaines de personnes portées disparues; les évaluations récentes indiquent au moins 474 décès et plus d'1,5 million de sinistrés dans l'ensemble de l'île. La variation des bilans entre les rapports s'explique par l'accès difficile à certaines zones et par des révisions successives des comptages.
La Thaïlande et la Malaisie ont également enregistré des pertes humaines et des évacuations: le sud de la Thaïlande a subi un nombre conséquent de décès et de déplacements de population, et plusieurs États malaisiens ont fait état de décès et de dégâts matériels.
Opérations de secours et réponses institutionnelles
Les opérations de secours ont mobilisé des secouristes, des forces armées, des unités de police et des services d'urgence. Des moyens aériens, maritimes et terrestres — avions, hélicoptères, navires et véhicules militaires — ont été déployés pour évacuer des personnes, acheminer des vivres et des fournitures médicales, et dégager des voies obstruées par la boue et les débris. Des hélicoptères ont été engagés dans des missions de sauvetage; un accident d'hélicoptère pendant une mission de secours au Sri Lanka a entraîné des pertes humaines et affecté les opérations sur place.
Les autorités locales et nationales ont proposé des mesures d'aide et des indemnisations dans certains secteurs. Le gouvernement du Sri Lanka a estimé le coût de la reconstruction à environ 7 milliards de dollars et a annoncé des aides financières pour les familles touchées, notamment des versements aux ménages dont les logements ont été détruits et des allocations pour les opérations de nettoyage.
Des organismes sanitaires internationaux, dont l'Organisation mondiale de la santé, ont mobilisé des équipes d'intervention rapide et du matériel médical et sanitaire pour soutenir les services locaux.
Conditions sur le terrain
De larges secteurs sont restés isolés et, dans certains cas, accessibles uniquement par voie aérienne ou maritime. Les réseaux électriques, les infrastructures routières et les systèmes d'approvisionnement en eau ont subi des dommages importants. Les personnes évacuées ont été placées dans des centres d'hébergement temporaires où les besoins en eau potable, en alimentation, en soins médicaux et en protection des groupes vulnérables sont importants. Des ruptures d'approvisionnement et des hausses de prix ont été signalées sur certains marchés locaux.
Réactions et enjeux
Des critiques et des manifestations de colère ont été signalées dans certaines zones d'Indonésie concernant la lenteur et l'ampleur des opérations d'aide et de secours. Des revues administratives et des mesures locales ont été prises dans certains cas pour faire face aux manquements allégués dans la gestion de la catastrophe.
Des autorités et des agences internationales ont rappelé le lien entre certains épisodes pluviométriques extrêmes et l'évolution climatique, soulignant la nécessité d'adapter les dispositifs de prévention et de réponse aux catastrophes.
Conséquences immédiates
Les opérations de recherche et de secours se poursuivent, avec des évaluations des besoins pour la distribution d'eau potable, d'aliments, de tentes et de soins médicaux, ainsi que pour la restauration des infrastructures essentielles. Les bilans humains et matériels continuent d'être mis à jour au fur et à mesure des interventions et des recensements.








