Lancement et détection
Le mercredi 22 octobre 2025, la Corée du Nord a procédé au lancement de plusieurs projectiles identifiés par l'état-major interarmées sud-coréen comme « vraisemblablement des missiles balistiques à courte portée ». Les tirs ont été détectés en provenance de la zone de Junghwa, dans la province du Hwanghae du Nord, vers 8 h 10 (heure locale). Pyongyang avait déjà effectué une salve comparable début mai 2025.
Contexte diplomatique
Les tirs interviennent à environ une semaine du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), prévu à Gyeongju les 31 octobre et 1er novembre 2025, auquel plusieurs dirigeants internationaux sont attendus. Le président des États-Unis avait exprimé son souhait de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, après des entretiens antérieurs tenus en 2018 et 2019. Les négociations bilatérales précédentes n'ont pas abouti à des concessions nord-coréennes en matière de démantèlement des capacités nucléaires.
Il s'agit du premier tir connu depuis l'entrée en fonction, en juin 2025, du président sud-coréen Lee Jae-myung. Le gouvernement sud-coréen a indiqué qu'il suit la situation par les canaux militaires appropriés.
Développements des programmes d'armement
Au cours des mois précédents, la Corée du Nord a poursuivi des activités liées à ses programmes de missiles et nucléaires. En septembre 2025, Kim Jong-un a supervisé un essai de moteur à propergol solide destiné à des missiles longue portée, décrit par les médias officiels comme le neuvième et dernier essai d'une série. Les systèmes à propergol solide réduisent les délais de préparation et de mise à feu par rapport aux systèmes à propergol liquide.
En octobre 2025, lors d'un défilé militaire à Pyongyang, la Corée du Nord a présenté un missile balistique intercontinental (ICBM) dénommé Hwasong-20, qualifié par les autorités nord-coréennes de « le plus puissant ». Les autorités ont affirmé que la portée du Hwasong-20 « ne connaît aucune limite », affirmation reflétant la rhétorique officielle plutôt que des évaluations indépendantes.
Sanctions et justification proclamée
Les programmes nucléaires et balistiques nord-coréens restent soumis à des sanctions imposées par les Nations unies. Les autorités de Pyongyang justifient le développement de ces programmes en invoquant des menaces provenant, selon elles, des États-Unis et de leurs alliés, dont la Corée du Sud.
Situation actuelle
Les autorités militaires sud‑coréennes continuent de surveiller les trajectoires et les caractéristiques des projectiles lancés. Aucune information supplémentaire sur des impacts, des dommages éventuels ou des ripostes militaires immédiates n'a été fournie dans les comptes rendus officiels disponibles au moment des signalements.








