Décision annoncée
Le 1er novembre 2025, la Maison-Blanche a indiqué que les États-Unis n’enverraient pas de « représentants de haut niveau » à la 30e conférence des Nations unies sur le climat (COP30), organisée à Belém, au Brésil. Un responsable de la présidence a déclaré : « Les États-Unis n’envoient pas de représentants de haut niveau à la COP30 », ajoutant que « le président dialogue directement avec les dirigeants du monde entier sur les questions d’énergie. »
Présence du président et positions publiques
La Maison-Blanche a précisé que le président Donald Trump ne prévoyait pas de se rendre à Belém. Des déclarations publiques récentes attribuées au président ont qualifié le changement climatique de « plus grande arnaque jamais menée ».
Contexte des engagements internationaux
Lors de sa prise de fonction en janvier, l’administration a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat. En vertu des règles de l’accord, ce retrait fait l’objet d’un préavis d’un an ; tant que ce délai n’est pas écoulé, le pays demeure formellement partie prenante. Des responsables et observateurs ont exprimé des préoccupations selon lesquelles l’administration pourrait chercher à sortir aussi de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ce qui soulèverait des questions sur la possibilité pour de futures administrations de réintégrer certains instruments internationaux.
La Maison-Blanche a en outre indiqué que le président privilégiait le dialogue bilatéral sur les questions d’énergie et a mis en avant des accords commerciaux et des partenariats énergétiques comme éléments de cette stratégie.
Réactions et participation alternative
Malgré l’absence de représentants de haut niveau envoyés par l’administration fédérale, plus d’une centaine d’élus locaux et responsables subnationaux américains — gouverneurs, maires et autres responsables — se rendront à la COP30. Gina McCarthy, conseillère climat de l’ex-président Joe Biden et coprésidente de la coalition « America Is All In », a déclaré : « Nous venons en force », en ajoutant que « les élus locaux ont le pouvoir d’agir de leur propre chef, de mener une action climatique sur le territoire national comme à l’étranger. »
Des observateurs rapportent également que Washington a menacé des mesures de rétorsion contre des pays favorables à un plan mondial de réduction des émissions, ce qui a alimenté des inquiétudes parmi les défenseurs du climat.
Organisation et calendrier de la COP30
La COP30 se tient à Belém du 10 au 21 novembre 2025. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a organisé, en amont, un sommet des dirigeants prévu les 6 et 7 novembre à Belém. À la date des annonces, moins de soixante chefs d’État ou de gouvernement avaient confirmé leur présence à ce sommet, selon les informations communiquées par les autorités brésiliennes.
Participation internationale et accréditations
Plusieurs dirigeants et représentants internationaux ont confirmé leur présence à la COP30 ou à des rencontres associées : le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président colombien Gustavo Petro figuraient parmi ceux annoncés. La Chine devait être représentée par son vice-Premier ministre Ding Xuexiang. Le Brésil a indiqué que 170 délégations étaient accréditées pour la conférence. En 2024, environ 75 dirigeants s’étaient rendus à la COP29 en Azerbaïdjan, chiffre qui servait de référence pour certains observateurs.
Enjeux
La tenue de la COP30 en Amazonie souligne les enjeux liés à la protection des forêts tropicales dans les discussions internationales sur le climat. L’absence de représentants fédéraux américains de haut niveau modifie la composition des délégations nationales et pose des questions sur la dynamique des négociations et des engagements qui seront discutés lors de la conférence.








