Les marchés actions ont progressé au cours de la semaine couverte par les dépêches, portés par des éléments macroéconomiques et des prises de position des responsables de la Réserve fédérale (Fed). Les mouvements observés ont concerné tant les indices américains que les places européennes, avec des variations sectorielles notables, notamment dans les valeurs technologiques et de la santé.
États-Unis — Wall Street : évolution et chronologie
Lundi 24 novembre, les principaux indices américains ont clôturé en hausse : le Nasdaq a gagné 2,69 %, le S&P 500 a pris 1,55 % et le Dow Jones a progressé de 0,44 %. Ce mouvement a été associé à un regain d’intérêt pour certaines valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle.
Mardi 25 novembre, la tendance haussière s’est poursuivie : le Dow Jones a affiché un gain de 1,43 %, le Nasdaq de 0,67 % et le S&P 500 de 0,91 %. Les publications retardées d’indicateurs économiques pour le mois de septembre — notamment les ventes au détail et l’indice des prix à la production (PPI) — ont été intégrées par les investisseurs et ont contribué à renforcer les anticipations d’un assouplissement monétaire.
Sur la semaine, les variations ont été influencées par des prises de parole de responsables de la Fed et par l’analyse des données économiques retardées. Ces éléments ont conduit à une réévaluation par le marché de la probabilité d’une baisse des taux lors de la réunion de la Fed prévue début décembre.
Bénéfices sectoriels et mouvements d’actions
Le secteur technologique a enregistré des mouvements importants. Alphabet a atteint des niveaux de clôture élevés sur deux séances consécutives, en partie liés à l’accueil de son modèle d’IA dite générative. D’autres grands groupes technologiques ont également connu des variations significatives : Broadcom et Tesla ont enregistré des hausses marquées sur certaines séances, tandis que Nvidia et Advanced Micro Devices (AMD) ont enregistré des reculs sur d’autres séances.
Dans le secteur de la santé, Novo Nordisk a reculé après la publication d’essais montrant l’absence d’effet du sémaglutide dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Des enseignes de distribution et de prêt-à-porter ont, pour leur part, connu des performances supérieures aux attentes, entraînant des hausses importantes de leurs titres (par exemple Abercrombie & Fitch et Best Buy sur des séances citées).
Marchés obligataires et monnaies
Le rendement des emprunts d’État américains à dix ans s’est détendu au cours des séances citées, évoluant autour de 4,00 % à 4,06 % selon les clôtures et heures de référence mentionnées. Cette détente a été corrélée aux attentes d’un relâchement de la politique monétaire.
La semaine de trading a été marquée par des volumes plus faibles qu’à l’ordinaire en raison d’un jour férié aux États-Unis (Thanksgiving) et d’une séance raccourcie le vendredi qui a suivi.
Places européennes
Les Bourses européennes ont clôturé en hausse sur la séance citée : Paris a progressé de 0,83 %, Francfort de 0,97 %, Londres de 0,78 % et Milan de 0,95 %. Ces gains ont été en partie liés à l’impact des données et des anticipations de politique monétaire américaines sur le sentiment des investisseurs internationaux.
Facteurs explicatifs et calendrier
Plusieurs éléments ont été identifiés comme déterminants :
- des déclarations publiques de responsables de la Fed exprimant la possibilité d’un nouvel ajustement des taux à court terme ;
- la publication, avec retard, des ventes au détail et de l’indice des prix à la production pour septembre, celles-ci ayant été perçues comme cohérentes avec un ralentissement de l’activité et une inflation des prix qui n’invalide pas une orientation plus accommodante ;
- des mouvements sectoriels liés à l’intelligence artificielle, aux essais cliniques dans la santé et aux résultats d’entreprises publiés avant la période des fêtes.
Le contexte de la semaine de Thanksgiving a réduit les volumes d’échange et a écourté certaines séances, ce qui a pu amplifier les variations de prix sur des titres individuels.
Conclusion
Sur la période couverte par les dépêches, les marchés ont intégré une combinaison de données économiques décalées et de prises de position de responsables de la Fed, conduisant à des anticipations accrues d’un assouplissement monétaire. Ces attentes ont soutenu les indices et ont provoqué des redistributions marquées entre secteurs et valeurs individuelles.








