Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a ordonné, le 28 octobre 2025, des frappes « immédiates » et « puissantes » dans la bande de Gaza, après que les autorités israéliennes ont estimé qu’un retour de restes d’un otage constituait une violation de l’accord de cessez‑le‑feu en vigueur depuis le 10 octobre.
Contexte du cessez‑le‑feu
Un accord de cessez‑le‑feu est entré en vigueur le 10 octobre. La première phase de cet accord prévoyait la libération d'otages vivants et la remise de dépouilles détenues par le Hamas. Selon les termes annoncés, le Hamas a libéré des otages vivants et devait restituer un certain nombre de corps; le mouvement palestinien a évoqué des difficultés pour localiser certaines dépouilles dans l'enclave.
Restitution et identification des restes
Dans la journée précédant l’ordre de frappes, le Hamas avait annoncé la remise de restes présentés comme ceux d'un otage. Après des examens d'identification, les autorités israéliennes ont indiqué que les restes appartenaient à Ofir Tzarfati, un captif enlevé lors des attaques du 7 octobre 2023, dont une partie des restes avait déjà été ramenée lors d'une opération militaire antérieure. En réaction, les autorités israéliennes ont qualifié la remise de violation de l’accord de cessez‑le‑feu.
La branche armée du Hamas a déclaré avoir trouvé d'autres dépouilles lors d'opérations de recherche dans des tunnels et a annoncé le report d'une nouvelle remise prévue en soirée, invoquant des « violations » de la trêve par Israël et soulignant que toute escalade entraverait les recherches et la récupération des corps.
Décisions politiques et réactions
Après une réunion sur la sécurité, le bureau du Premier ministre a annoncé que les forces militaires avaient reçu l'ordre d'effectuer des frappes immédiates dans la bande de Gaza. La porte‑parole du gouvernement a indiqué que ces mesures étaient coordonnées avec les autorités américaines. Le Forum des familles d’otages a appelé le gouvernement à agir face à ce qu’il a qualifié de violations. Des responsables israéliens ont évoqué diverses conséquences possibles pour le Hamas.
Frappes signalées et épisodes sur le terrain
La Défense civile de la bande de Gaza a signalé au moins trois frappes aériennes sur la ville de Gaza en fin de journée, avec des témoins faisant état d'explosions. Des frappes ont été signalées dans la cour de l'hôpital al‑Chifa, dans la rue Abou Hassira et dans le quartier d'al‑Zeitoun. Des autorités et témoins ont fait état de victimes; les bilans communiqués par différentes sources ont varié.
Par ailleurs, des échanges de tirs et des affrontements ont été rapportés dans plusieurs secteurs de l'enclave, dont Rafah, où des responsables israéliens ont affirmé que des éléments armés avaient attaqué des soldats; le Hamas a nié être lié à certains tirs signalés et a réaffirmé, dans un communiqué, son engagement affiché envers les termes de l'accord de cessez‑le‑feu.
Autres opérations et développements régionaux
En Cisjordanie occupée, les forces israéliennes ont mené une opération dans le village de Kafr Qud, à l'ouest de Jénine, au cours de laquelle elles ont annoncé avoir tué trois hommes présentés comme membres d'une cellule préparant un attentat.
Par ailleurs, la France a repris des évacuations de Palestiniens de Gaza, faisant venir une vingtaine de personnes sur son sol après une suspension antérieure liée à des contrôles et vérifications administratives.
Situation et perspectives
Les événements de la journée ont accentué la fragilité du cessez‑le‑feu et compliqué la mise en œuvre des étapes ultérieures prévues par l'accord, qui incluent des mesures sur la sécurité, le désarmement et la gouvernance du territoire. Les acteurs impliqués ont exprimé des positions contradictoires sur la conformité aux engagements pris; les opérations militaires et les actions de recherche et restitution des dépouilles ont continué d'évoluer au fil des annonces et des vérifications d'identification.








