Contexte de l'Accord sur la Nouvelle-Calédonie
Le samedi, un accord sur la Nouvelle-Calédonie a été annoncé. Cet accord prévoit la création d'une nationalité spécifique pour les habitants répondant aux critères de citoyenneté locaux. Ces derniers bénéficieraient alors d'une double nationalité, française et calédonienne. Par ailleurs, un "État de la Nouvelle-Calédonie" serait inscrit dans la Constitution française, une mesure nécessitant l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle par le Parlement français réuni en Congrès.
Réactions du Rassemblement National
Marine Le Pen, cheffe du Rassemblement National (RN), a exprimé des réticences vis-à-vis de cet accord. Elle a qualifié l'accord de "profondément ambigu" et a souligné que celui-ci pourrait ne pas satisfaire pleinement les deux principales factions politiques de la Nouvelle-Calédonie, à savoir les indépendantistes et les non-indépendantistes. Marine Le Pen a comparé cet accord à l'accord de Nouméa, en évoquant sa portée ambiguë.
Le Rassemblement National a exprimé son intention de chercher à "améliorer" cet accord à travers la modification constitutionnelle, en exprimant des préoccupations notamment sur la création d'un État au sein de l'État français et la reconnaissance d'une nationalité calédonienne distincte.
Dissensions et Incertitudes
Jean-Philippe Tanguy, député RN, a exprimé des incertitudes quant au soutien potentiel du RN à la modification constitutionnelle nécessaire pour l'accord, en soulignant l'ambiguïté des termes employés dans l'accord. Le parti s'inquiète également de la "fragilité" du volet économique de l'accord, qui inclut un "pacte de refondation économique et financière" ainsi qu'un "plan stratégique" pour le nickel, ressource clé du territoire. Cependant, ces aspects sont jugés vagues dans leurs objectifs et modalités.
Autres Reactions Politiques
Dans l'ensemble, l'accord a reçu un accueil favorable de la part de la majorité des principaux partis politiques français, allant du Parti socialiste aux Républicains, bien que des voix de prudence comme celle de Jean-Luc Mélenchon de La France Insoumise estiment nécessaire un examen approfondi des conséquences potentielles sur le statut constitutionnel de la France et sur la situation en Nouvelle-Calédonie.