Contexte
Le groupe Auchan a annoncé vouloir exploiter une partie de ses supermarchés en franchise sous les enseignes Intermarché et Netto. L’opération concerne environ 300 magasins du réseau de distribution. Les hypermarchés resteront exploités sous la marque Auchan.
Modalités de l’opération
Le projet repose sur un contrat de franchise conclu avec le groupement Intermarché/Mousquetaires. La direction d’Auchan a indiqué conserver la propriété des murs de certains magasins concernés. L’opération doit être soumise à l’autorisation des autorités de la concurrence et pourrait prendre effet à la fin de 2026.
Déclarations de la direction
Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail, a déclaré lors d’une interview sur Franceinfo qu’aucun emploi ne serait supprimé du fait du passage sous les bannières Intermarché et Netto. Il a présenté l’opération comme un projet de développement et de croissance, et a affirmé qu’une réduction des effectifs n’était pas à l’ordre du jour, y compris pour les fonctions support dans les entrepôts. Il a également indiqué que les salariés concernés « restent des salariés Auchan » et que la direction entamerait un dialogue social avec les équipes.
Réactions des organisations syndicales
La présentation du projet aux instances du personnel a suscité des inquiétudes des organisations syndicales. Plusieurs syndicats ont qualifié l’annonce d’« onde de choc » et exprimé des craintes sur la perte d’avantages liés aux conditions de travail et aux acquis sociaux pour les salariés qui passeront sous franchise. Des représentants syndicaux ont évoqué la possibilité d’une baisse de rémunération et d’avantages (estimations chiffrées rapportées par des syndicalistes), ainsi que des conséquences sur les familles des salariés.
Autres éléments évoqués
La direction a abordé les évolutions structurelles du secteur, citant des sujets tels que l’introduction de technologies et la mécanisation. Elle a présenté la transformation comme visant à améliorer la compétitivité du groupe.
Calendrier et étapes suivantes
La direction a indiqué que le projet serait travaillé dans les semaines et mois suivants sa présentation et soumis aux autorités de la concurrence. Le calendrier annoncé prévoit la possibilité de mise en œuvre fin 2026, sous réserve des autorisations nécessaires et des suites du dialogue social.








