Déclaration principale
Le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, a déclaré devant la commission de la Défense que l'armée française devait « se tenir prête à un choc dans trois, quatre ans ». Il a présenté cet objectif comme un moyen de préparer et de tester les capacités des forces face à des menaces pouvant se manifester sous des formes hybrides ou, éventuellement, plus violentes.
Contexte temporel et prise de fonction
La prise de parole a eu lieu le 22 octobre 2025. Le général Mandon a indiqué avoir pris la tête des armées le 1er septembre 2025. Lors de son intervention, il a relié ses orientations à une évaluation des risques et à la nécessité d'adapter les forces aux menaces identifiées.
Menaces et raisonnement avancé
Le général Mandon a cité la Russie comme élément déterminant de sa préparation, estimant que Moscou pourrait être tenté de poursuivre un conflit en Europe. Il a évoqué une « perception d'une Europe collectivement faible » et une « désinhibition du recours à la force » côté russe. Il a également indiqué que la superposition de crises internationales, y compris le terrorisme au Moyen-Orient, contribuait à la nécessité de réévaluer et de renforcer les moyens militaires.
L'analyse du chef d'état-major rejoint, selon ses propos, des alertes récentes d'organismes étrangers qui ont évoqué un risque d'affrontement direct entre la Russie et l'OTAN susceptible de survenir dans les années à venir.
Budget et capacités
Le projet de budget de la défense mentionné lors des interventions prévoit de porter le budget à 57,1 milliards d'euros pour 2026, soit une hausse de 13 %, et d'établir l'effort budgétaire des armées à 2,2 % du produit intérieur brut, selon la ministre des Armées, Catherine Vautrin. Le général Mandon a présenté l'augmentation des moyens comme un facteur de dissuasion, en insistant sur l'importance de la perception de détermination et de préparation par des rivaux potentiels.
Position institutionnelle et réflexions complémentaires
D'autres responsables militaires ont souligné la nécessité d'adapter les forces. Le général Pierre Schill a notamment estimé que l'armée devait « s'adapter » à des menaces qu'il qualifie de plus radicales. Le général Mandon a rappelé que, selon des critères économiques, démographiques et industriels, les pays européens disposaient d'atouts comparatifs face à la Russie, et a lié la préparation militaire à la préservation de ces intérêts.
Conclusions opérationnelles
Les déclarations du chef d'état-major ont été présentées comme un cadrage des priorités de préparation et d'investissement des forces armées. Elles posent comme objectif la mise en capacité des armées pour répondre à un éventuel affrontement majeur à horizon pluriannuel et l'adaptation aux menaces hybrides et conventionnelles simultanées.








