Contexte
Les déclarations font suite à la crise politique née après les élections législatives et au risque d'un vote de confiance susceptible d'entraîner la chute du gouvernement Bayrou le 8 septembre 2025. Le président de la République a réaffirmé son intention d'exercer son mandat jusqu'en 2027 et a qualifié l'hypothèse d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale de « politique-fiction ». Ces éléments ont été rapportés par la presse le 30 août 2025.
Déclarations de Jordan Bardella
Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a déclaré ne « pas voir d'autre solution » que de « se tourner vers les Français », en appelant soit à une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale, soit à la démission du président de la République. Il a affirmé que « l'on ne peut pas tenir deux ans comme cela », en référence à la durée restante du mandat présidentiel, et a dénoncé des blocages au sein du Parlement.
Arguments avancés
Bardella a évoqué plusieurs difficultés qu'il juge insuffisamment traitées sans changement politique : le pouvoir d'achat, la fiscalité, l'incertitude pour les entreprises, l'insécurité et l'immigration. Il a estimé que l'absence de rupture politique empêcherait de sortir de l'impasse parlementaire.
Position de l'exécutif et calendrier cité
L'exécutif a rejeté l'idée d'une dissolution immédiate, qualifiant ce scénario de fiction politique, et a confirmé la volonté du président de rester en fonction jusqu'en 2027. Les comptes rendus indiquent qu'un vote de confiance était prévu le 8 septembre et qu'une consultation préalable sur l'état des finances publiques et l'effort budgétaire pour 2026 devait avoir lieu.
Rencontres et suites prévues
Les dirigeants du RN ont accepté une convocation à Matignon pour des consultations avec le chef du gouvernement avant le vote de confiance. Bardella a indiqué que son discours resterait cohérent lors de cette rencontre et que le RN exposerait ses positions sur la situation parlementaire et budgétaire.
Position sur une candidature et sur une éventuelle nomination
Bardella n'a pas exclu d'être candidat en cas de dissolution et a indiqué qu'il pourrait renoncer à son mandat de député européen si nécessaire. Il avait initialement conditionné son acceptation du poste de Premier ministre à l'obtention de 289 députés, soit la majorité absolue à l'Assemblée nationale, mais a ensuite admis la possibilité d'accords avec d'éventuels alliés.
Observations finales
Les déclarations de Bardella interviennent dans un contexte de fortes tensions parlementaires et de préparation de consultations gouvernementales. Les acteurs politiques envisagent plusieurs options institutionnelles (dissolution, démission, vote de confiance) tandis que des consultations sont programmées pour clarifier la position du gouvernement sur les finances publiques et la gouvernance à venir.