Quatre décès impliquant des hommes âgés de 20 ans en France ont été signalés dans des circonstances distinctes. Trois cas ont été rapportés récemment dans des lieux distincts : un homicide par balle à Brest, la découverte du corps d’un détenu à la prison de Majicavo (Mayotte) et un accident mortel sur une départementale dans le Maine-et-Loire. Un quatrième dossier, relatif à la mort de Romain Schlick à Metz en 2020, a donné lieu à des procédures judiciaires et à un renvoi devant une cour criminelle en 2025.
Metz (quartier du Sablon)
Dans la nuit du 12 au 13 juin 2020, Romain Schlick, 20 ans, a été frappé dans un appartement de la rue Kellermann, dans le quartier du Sablon à Metz. Selon les éléments judiciaires, une voisine s’était plainte du bruit et avait contacté son compagnon, qui s’est rendu sur place accompagné de plusieurs personnes. Un groupe est monté à l’appartement et une altercation a eu lieu. La victime a reçu des coups à la tête, s’est effondrée et est décédée peu après malgré l’intervention des secours. Trois personnes présentes ont également été victimes de violences.
Plusieurs personnes ont été mises en examen depuis 2020, et une reconstitution a été organisée en mars 2022, sans permettre de déterminer l’auteur des coups mortels. Au terme de l’instruction, quatre hommes ont été renvoyés devant la cour criminelle de la Moselle, poursuivis pour violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ainsi que pour des violences sur les autres personnes présentes. Le procès s’est ouvert en novembre 2025 à Metz.
Brest (quartier de Bellevue)
Un jeune homme d’environ vingt ans, originaire de Mayotte, a été atteint par un projectile sur un parking du quartier de Bellevue à Brest. Les faits se sont déroulés peu avant 20 h ; la victime s’est effondrée après une détonation et son décès a été constaté malgré des tentatives de réanimation. Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte et confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police de Brest, avec l’appui de la police technique et scientifique. Des témoins ont rapporté qu’au moins deux personnes se sont éloignées rapidement après la détonation. Une source policière a indiqué que la victime présentait des antécédents judiciaires. Les autorités locales ont demandé des renforts pour assurer la sécurité.
Prison de Majicavo (Mayotte)
Un détenu âgé de 20 ans a été retrouvé mort dans sa cellule au centre pénitentiaire de Majicavo. Le corps a été découvert lors d’une ronde ; des traces de sang étaient visibles à l’extérieur de la cellule et la victime présentait une entaille aux veines. Le parquet de Mamoudzou a ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à la gendarmerie, et une autopsie a été prévue. Des représentants syndicaux ont évoqué la piste du suicide. Des syndicats et un rapport antérieur ont relevé une surpopulation marquée dans l’établissement, conçu pour environ 278 personnes mais hébergeant plusieurs centaines de détenus, ainsi que des moyens psychiatriques jugés insuffisants.
Maine-et-Loire (entre Allonnes et Vernantes)
Sur une route départementale située entre Allonnes et Vernantes, une collision frontale entre une voiture et un poids lourd a entraîné la mort du conducteur du véhicule léger, âgé de 20 ans et originaire de Mouliherne. Selon les premiers éléments, l’accident est survenu en pleine nuit ; le véhicule léger se serait déporté sur la voie opposée avant de heurter le camion. Le conducteur est décédé sur place malgré l’intervention des secours. La conductrice du poids lourd a été transportée à l’hôpital pour des examens. Une enquête a été confiée aux gendarmes du peloton motorisé de Vivy ; des prélèvements et une autopsie de la victime ont été prévus.
Mesures procédurales et investigations en cours
Des procédures d’enquête ont été engagées pour chacun des dossiers. Une enquête pour homicide volontaire et des investigations techniques sont en cours à Brest. Une enquête en recherche des causes de la mort et une autopsie ont été lancées à Majicavo. Une enquête judiciaire est en cours dans le Maine-et-Loire, assortie d’examens médico-légaux. Le dossier de Metz a donné lieu à des mises en examen, à une reconstitution et au renvoi de quatre personnes devant la cour criminelle, où elles sont poursuivies pour violences en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner et pour violences contre les autres personnes présentes.








