Les rebelles houthis au Yémen ont annoncé la mort de leur Premier ministre, Ahmad Ghaleb al-Rahwi, ainsi que celle de plusieurs ministres, à la suite de frappes attribuées à Israël dans la capitale, Sanaa. L’armée israélienne a indiqué avoir visé une « cible militaire » dans la ville, précisant que l’opération avait été rendue possible par une fenêtre de renseignement.
Faits rapportés
Selon un communiqué relayé par la chaîne houthiste Al-Massirah, Ahmad Ghaleb al-Rahwi a été tué « alors qu’ils étaient en réunion à Sanaa » et « plusieurs de leurs collègues ont été blessés, certains grièvement ». Les Houthis ont annoncé, dans un communiqué distinct, la nomination de Mohammed Ahmad Mouftah comme Premier ministre par intérim.
L’armée israélienne a confirmé avoir frappé une installation abritant des responsables houthis et a expliqué que l’opération avait bénéficié d’une fenêtre de renseignement et d’un cycle opérationnel rapide. Des médias et agences ont rapporté que la frappe avait touché des responsables politico-militaires réunis sur place.
Réactions des parties
La direction houthie a promis de riposter et a diffusé des messages menaçants envers Israël. Le mouvement Hamas a condamné les frappes et les a qualifiées de « crime odieux ». Les autorités israéliennes ont présenté l’action comme visant des capacités militaires et des responsables jugés menaçants pour la sécurité.
Des sources rapportent qu’après les frappes, les autorités houthis ont procédé à des arrestations ciblées à Sanaa et dans d’autres localités, visant des personnes accusées de collaboration avec des acteurs extérieurs.
Contexte et antécédents
Les Houthis contrôlent Sanaa depuis plusieurs années et y ont établi des institutions politiques. Ils ont multiplié les tirs de missiles et les lancements de drones en direction d’Israël, ainsi que des attaques contre des navires dans la région de la mer Rouge et du golfe d’Aden. Ces actions sont présentées par les Houthis comme des gestes de solidarité envers les Palestiniens de Gaza ; Israël et plusieurs autres États les considèrent comme des menaces pour la sécurité régionale et la navigation.
Les États-Unis et Israël ont déjà mené des frappes contre des positions houthis au Yémen par le passé. En mai, une trêve entre les Houthis et les États-Unis avait temporairement réduit les frappes contre des navires, avant d’être ensuite rompue selon plusieurs sources.
Ahmad Ghaleb al-Rahwi avait été nommé à son poste en août 2024, selon des communiqués houthis.
La guerre au Yémen, en cours depuis 2014, a provoqué d’importantes pertes humaines et une crise humanitaire majeure.
Incertitudes et vérification
Les informations disponibles reposent principalement sur les communiqués des parties en présence et sur des reportages d’agences. Les bilans précis des victimes, l’identification des cibles et les circonstances exactes des frappes n’ont pas encore été vérifiés de manière indépendante. Les éléments disponibles sont susceptibles d’évoluer au fur et à mesure des confirmations ultérieures.
Sources citées dans les communiqués et reportages : déclarations des Houthis (Al-Massirah, Saba), communiqués de l’armée israélienne, dépêches d’agences et reportages de médias publiés autour de l’événement.