Résumé
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à augmenter la pression sur le président russe Vladimir Poutine à la suite d'une attaque contre Kyiv à la fin du mois d'août 2025. Selon l'administration militaire de Kyiv, l'attaque a fait au moins 23 morts, dont quatre enfants, et une cinquantaine de blessés. Zelensky a présenté cet événement comme un motif pour intensifier les mesures diplomatiques et les sanctions contre la Russie.
Attaque et bilan
Selon les autorités ukrainiennes, l'attaque nocturne a visé la capitale et a entraîné des destructions dans des quartiers résidentiels. Des secouristes ont dégagé plusieurs corps d'un immeuble résidentiel totalement détruit, et des personnes ont rapporté des dommages importants à des appartements. L'armée de l'air ukrainienne a indiqué que les forces russes avaient lancé 598 drones et 31 missiles lors de cette opération.
Le bilan provisoire communiqué par l'administration militaire de Kyiv fait état d'au moins 23 morts et d'environ cinquante blessés. Des représentations de l'Union européenne et du Royaume-Uni à Kyiv ont été endommagées, ce qui a conduit l'UE et les autorités britanniques à convoquer les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.
Appel de Zelensky et demandes
Au cours d'une visioconférence avec des dirigeants européens, Zelensky a indiqué que, malgré une rencontre entre Vladimir Poutine et le président américain le 15 août à Anchorage (Alaska), Poutine « n'a pas fait ce qu'il a dit » et que « il est temps d'agir et d'envoyer un signal fort ». Il a demandé le maintien et le renforcement de la pression en vue d'une possible rencontre au sommet entre l'Ukraine et la Russie.
Zelensky a demandé des sanctions supplémentaires contre la Russie et a appelé les partenaires du Kremlin, notamment la Chine et la Hongrie, à adopter une position ferme. Il a également demandé des garanties de sécurité de la part des partenaires occidentaux avant toute conclusion d'un éventuel accord de paix.
Réactions internationales
Des responsables et dirigeants européens et occidentaux ont réagi à l'attaque. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que la Russie « ne recule devant rien » pour « terroriser » l'Ukraine et a appelé Vladimir Poutine à venir à la table des négociations. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a condamné les attaques et le président français, Emmanuel Macron, a critiqué les bombardements. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la Russie restait intéressée par des négociations, tout en indiquant que les bombardements se poursuivraient tant que ses « objectifs » n'étaient pas atteints.
Aux États-Unis, la porte-parole de la Maison Blanche a déclaré que le président américain se disait « pas content » mais « pas surpris ». Le conseiller spécial pour l'Ukraine a qualifié les attaques de « terribles ». Par ailleurs, Washington a annoncé l'approbation d'une vente d'équipements à l'Ukraine comprenant 3 350 missiles à longue portée et des équipements connexes pour un montant de 825 millions de dollars, visant selon les autorités américaines à renforcer la défense ukrainienne.
Contexte et enjeux
L'attaque s'inscrit dans le cadre d'un conflit plus large entre la Russie et l'Ukraine. L'Ukraine demande des garanties de sécurité de la part des pays occidentaux avant d'envisager un accord de paix. Les conditions avancées par la Russie pour mettre fin aux opérations incluent, selon les déclarations publiques, l'acceptation par l'Ukraine de la cession de quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et le renoncement à une adhésion à l'Alliance atlantique. L'Ukraine considère ces demandes comme inacceptables.
Fin juillet 2025, des bombardements antérieurs avaient déjà fait plusieurs dizaines de morts à Kyiv et avaient conduit à des pressions diplomatiques accrues. Après une rencontre entre les présidents russe et américain en août 2025, des discussions avaient été envisagées pour organiser une rencontre entre les chefs d'État russe et ukrainien, mais la perspective d'une telle réunion est restée incertaine.
Sources et attribution
Les informations de cet article proviennent des communiqués et bilans publiés par les autorités ukrainiennes et des déclarations de responsables internationaux rapportées par des agences de presse.