Contexte et annonce
Le 29 novembre 2025, le président des États-Unis, Donald Trump, a publié un message sur sa plateforme Truth Social demandant que « l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela [soit] considéré comme entièrement fermé ». Le message visait « toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains » et ne précisait pas les modalités d’application ni les conséquences en cas de non-respect.
Position des autorités vénézuéliennes
Le ministère des Affaires étrangères du Venezuela a réagi en qualifiant l’annonce de « menace colonialiste » et en dénonçant un acte « hostile, unilatéral et arbitraire ». Le gouvernement vénézuélien a déclaré que cette annonce menaçait la souveraineté de son espace aérien, l’intégrité territoriale et la sécurité aéronautique et a indiqué que les accords de rapatriement de ressortissants vénézuéliens avaient été affectés. Selon les autorités vénézuéliennes, 75 vols de rapatriement avaient transporté 13 956 personnes depuis le début de l’année.
Mesures militaires et opérations en mer
Les autorités américaines ont intensifié leur présence militaire dans les Caraïbes, incluant le déploiement du porte-avions USS Gerald R. Ford. Depuis début septembre, des frappes américaines ont visé plus de 20 navires qualifiés de suspects de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique Est, opérations qui ont fait au moins 83 morts selon les comptes rendus publiés. Washington n’a pas fourni, dans les comptes rendus disponibles, d’éléments publics permettant de vérifier que tous les navires ciblés étaient effectivement impliqués dans le trafic de drogue.
Par ailleurs, les autorités américaines ont annoncé l’inscription d’une organisation dite « Cartel des Soleils » sur une liste d’organisations terroristes étrangères. Le gouvernement américain a également indiqué, dans des déclarations publiques, son intention de cibler prochainement, par des opérations de surface, des trafiquants de drogue présumés liés au Venezuela. Des activités régulières d’avions militaires ont été signalées à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes.
Effets sur le trafic civil et dispositions diplomatiques
Plusieurs compagnies internationales, dont Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela dans le contexte des tensions. Les autorités vénézuéliennes ont révoqué les licences de six compagnies ayant interrompu leurs vols. L’aéroport international qui dessert Caracas continuait d’accueillir des arrivées et des départs au moment des comptes rendus d’actualité.
Des États voisins ont autorisé ou accueilli des opérations américaines ou l’utilisation d’installations dans le cadre du renforcement du dispositif militaire régional.
Dialogue et perspectives
Des échanges téléphoniques entre les présidents des deux pays ont été mentionnés dans les comptes rendus et une rencontre éventuelle a été évoquée. La situation reste marquée par une confrontation diplomatique et des actions militaires et opérationnelles visant, selon les autorités américaines, à lutter contre le trafic de drogue, et, selon les autorités vénézuéliennes, à exercer une pression politique sur le gouvernement de Nicolás Maduro.
Le dossier inclut des éléments juridiques et politiques liés à la souveraineté nationale, aux règles du droit international et aux opérations transnationales de lutte contre les flux de stupéfiants, et il est susceptible d’évoluer en fonction des décisions diplomatiques et militaires des parties concernées.








