Annonce
Le 29 novembre 2025, le président des États‑Unis a publié un message sur son réseau social demandant que l'espace aérien au‑dessus et autour du Venezuela soit considéré comme « entièrement fermé ». Le message visait « toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d'êtres humains » et ne précisait pas les modalités d'application de cette fermeture.
Contexte et mesures antérieures
Dans les jours précédant l'annonce, l'Administration fédérale de l'aviation américaine (FAA) avait mis en garde les compagnies aériennes contre une « situation potentiellement dangereuse » lors du survol du Venezuela, en raison d'une détérioration de la situation sécuritaire et d'une activité militaire accrue dans ou autour du pays. À la suite de cet avertissement, plusieurs compagnies internationales ont suspendu leurs liaisons aériennes avec le Venezuela; le gouvernement vénézuélien a révoqué les droits d'exploitation de six d'entre elles.
Depuis plusieurs mois, les autorités américaines ont mené des opérations visant des navires suspectés de trafic de stupéfiants dans les Caraïbes et le Pacifique oriental. Des patrouilles aériennes et des déploiements de forces ont été signalés à proximité des côtes vénézuéliennes.
Déclarations et mesures annoncées par les États‑Unis
Outre l'instruction visant à considérer l'espace aérien comme fermé, des responsables américains ont déclaré vouloir accroître la pression contre les réseaux de trafic de drogue supposément liés au Venezuela, y compris par des opérations terrestres visant des arrestations. Certaines sources gouvernementales américaines ont indiqué ne pas disposer, au moment de l'annonce, de détails opérationnels sur l'application de la fermeture.
Réactions du gouvernement vénézuélien et conséquences diplomatiques
Le gouvernement du Venezuela a dénoncé l'annonce comme une menace à sa souveraineté, qualifiant la démarche d'« acte hostile » et estimant qu'elle contrevenait au droit international. Les autorités vénézuéliennes ont signalé des conséquences possibles pour les opérations de rapatriement et ont communiqué des chiffres sur des vols de rapatriement antérieurs.
Des responsables ont par ailleurs précisé que l'aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía, desservant Caracas, fonctionnait malgré certaines perturbations signalées par des compagnies étrangères.
Impact sur le transport aérien et les voyageurs
Les suspensions de liaisons par plusieurs compagnies internationales ont perturbé les déplacements de passagers. Certains voyageurs ont dû emprunter des itinéraires alternatifs par voie terrestre ou transiter par d'autres aéroports pour rejoindre Caracas. Les effets sur le transport commercial et humanitaire dépendront des décisions ultérieures des autorités de l'aviation civile et des gouvernements concernés.
Aspects militaires, judiciaires et sécuritaires
Les annonces s'inscrivent dans un contexte de désignations judiciaires et d'actions ciblant des responsables et des réseaux présumés de trafic de stupéfiants, y compris la mise en place de récompenses pour des informations menant à des arrestations. Des exercices et des autorisations d'utilisation d'infrastructures régionales par des forces étrangères ont également été rapportés.
Les autorités américaines n'ont pas fourni d'explications détaillées sur les modalités de contrôle ou d'application d'une fermeture de l'espace aérien; le Pentagone et la Maison‑Blanche n'avaient pas communiqué de précisions opérationnelles au moment des premières publications.
Situation actuelle et points d'attention
La situation reste susceptible d'évolution en fonction des décisions des autorités de l'aviation civile, des compagnies aériennes et des gouvernements concernés. Les éléments à suivre sont l'émission d'avis supplémentaires par les autorités de l'aviation, les décisions des transporteurs, les communications officielles des gouvernements et toute information opérationnelle fournie par les autorités militaires ou civiles compétentes.








