Faits allégués et contexte
Les autorités reprochent à Martin Vizcarra, ancien gouverneur de la région de Moquegua, d'avoir perçu des pots‑de‑vin de la part d'entreprises de construction en échange de l'attribution de marchés publics entre 2011 et 2014. Le montant mis en cause par le parquet est de 640 000 dollars (environ 550 000 euros selon les comptes présentés lors du procès).
Martin Vizcarra a été vice‑président du Pérou sous le gouvernement de Pedro Pablo Kuczynski (2016–2018) puis a assumé la présidence entre 2018 et 2020 après la démission de Kuczynski. En 2019, il a dissous le Parlement et convoqué des élections législatives anticipées ; le Parlement renouvelé l'a ensuite destitué en novembre 2020.
Enquête et procédure judiciaire
L'instruction et l'accusation ont retenu l'existence d'actes illicites commis pendant la période où Vizcarra était gouverneur de Moquegua, estimant qu'il avait conditionné la participation ou l'attribution des contrats publics en contrepartie de paiements. Le ministère public avait requis une peine pouvant aller jusqu'à quinze ans d'emprisonnement.
Le procès pénal a débuté en octobre 2024. Martin Vizcarra comparaissait libre au cours de la procédure.
Verdict et sanctions
Le tribunal a condamné Martin Vizcarra à quatorze ans d'emprisonnement pour corruption liée à la réception de pots‑de‑vin. La décision inclut également une interdiction d'exercer des fonctions publiques pendant neuf ans.
Au moment de l'énoncé du verdict, Martin Vizcarra, présent au tribunal de Lima, a nié les faits et a publié un message sur son compte X dans lequel il a déclaré notamment : « Ils m'ont condamné pour avoir affronté le pacte mafieux. Ce n'est pas de la justice, c'est de la vengeance. Mais ils ne me feront pas plier. Le Pérou passe avant tout et personne ne pourra le faire taire. »
Réactions et suite
Des sympathisants se sont rassemblés devant le tribunal et ont exprimé leur soutien, certains affirmant que le jugement visait à empêcher sa participation aux élections générales prévues en 2026.
D'autres voies de recours et des étapes procédurales (appel, expertises, décisions ultérieures) peuvent affecter l'exécution de la peine ou les délais d'incarcération ; ces étapes n'étaient pas précisées dans les comptes rendus de l'annonce du verdict.
Position dans le contexte politique péruvien
Martin Vizcarra est le quatrième ancien président du Pérou à faire l'objet d'une condamnation et d'une incarcération dans des affaires pénales récentes. D'autres anciens chefs d'État péruviens ont été poursuivis ou condamnés dans des procédures distinctes, reflétant une période de forte instabilité politique et judiciaire au Pérou.
Informations complémentaires
Les éléments présentés ci‑dessus sont basés sur les faits et déclarations rendus publics lors du procès et de l'énoncé du verdict. Ce texte vise à rapporter les éléments connus sans porter de jugement ou d'analyse politique approfondie.








