Résumé
L'étude annuelle du cabinet Deloitte, publiée le 29 août 2025, analyse l'évolution des salaires en 2025 à partir d'un million de fiches de paie fournies par 300 entreprises de tailles, secteurs et localisations variés. Les hausses salariales pour 2025 sont globalement moins élevées qu'en 2024, mais restent supérieures à l'inflation, selon le cabinet.
Méthodologie
L'analyse repose sur environ un million d'enregistrements de paie fournis par 300 entreprises. Deloitte segmente les données par catégories socioprofessionnelles — notamment les ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise (OETAM) — ainsi que par cadres et cadres supérieurs. L'étude comporte des comparaisons par genre et par région et cite les réponses de 40 % des employeurs pour ses projections.
Évolution des salaires par catégorie
- OETAM : progression de 2,5 % en 2025, contre 3,5 % en 2024.
- Cadres : progression de 2,3 % en 2025, contre 3,4 % en 2024.
Le cabinet note que ces niveaux d'évolution salariale se rapprochent des niveaux observés avant 2020.
Écart salarial entre hommes et femmes
L'écart moyen de salaire entre hommes et femmes, mesuré à responsabilités et temps de travail comparables tous métiers et secteurs confondus, s'établit à 2,3 % en 2025 contre 3,8 % en 2024. Détail par catégorie :
- OETAM : écart de 1,4 % en faveur des hommes.
- Cadres : écart de 3 % en faveur des hommes.
- Cadres supérieurs : écart de 10,2 % en faveur des hommes.
Deloitte relie cette réduction générale de l'écart salarial à un renforcement des obligations réglementaires européennes sur la transparence des rémunérations, citées comme devant entrer en vigueur l'année suivante.
Disparités géographiques
L'étude constate un creusement des disparités géographiques : l'écart moyen de salaire entre l'Île‑de‑France et les autres régions est passé de 4 % à 5,6 % en faveur de l'Île‑de‑France.
Prévisions pour 2026
Les prévisions d'augmentation salariale pour 2026 s'établissent à 2 % pour l'ensemble des catégories socioprofessionnelles, en recul par rapport aux niveaux antérieurs. Ces prévisions reposent sur les réponses de 40 % des employeurs.
Contexte et facteurs mentionnés
Deloitte attribue la modération des hausses salariales et le recul des prévisions pour 2026 à des facteurs d'incertitude économique et politique, ainsi qu'à des tensions sur les politiques commerciales internationales. Sophie Lazaro, associée capital humain chez Deloitte, est citée pour situer l'évolution salariale comme un retour vers des niveaux proches de ceux antérieurs à 2020.
Sources
- Étude annuelle du cabinet Deloitte, publication datée du 29 août 2025.
- Déclarations et commentaires fournis par Deloitte.