Entretien téléphonique
Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu par téléphone avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar. Au cours de cet échange, Emmanuel Macron a proposé « l’appui de la France » pour accompagner le processus de transition en cours sur l'île.
Mesures et soutien annoncés
L'Élysée a indiqué que la France proposerait un soutien coordonné avec ses partenaires internationaux. Le président français a exprimé son approbation de l'annonce d'un processus de concertation nationale, de réformes visant notamment la lutte contre la corruption, et de l'organisation d'élections dans des délais qualifiés de raisonnables. Il a encouragé l'association de la jeunesse et de la société civile à ces initiatives.
La France a annoncé le déploiement de nouveaux financements ciblés sur plusieurs volets : lutte contre l'insécurité alimentaire dans le sud du pays, renforcement des effectifs médicaux à Tananarive et soutien à des projets d'aménagement urbain dans la capitale. L'Élysée a précisé qu'une aide budgétaire affectée serait également versée pour répondre aux urgences alimentaires.
Contexte et déroulement des événements
L'île a été le théâtre d'un mouvement de contestation majeur initié le 25 septembre, auquel s'est ralliée une unité militaire. Cette unité, le CAPSAT selon des communiqués publics, a pris le pouvoir et le colonel Michaël Randrianirina a été investi président le 17 octobre, quelques jours après cette prise de contrôle. La prise de pouvoir a conduit à la fuite de l'ancien président Andry Rajoelina, exfiltration qui a suscité des réactions en Madagascar.
Le nouveau président a remercié les jeunes du mouvement dit Gen Z pour leur rôle dans les manifestations et a affirmé que l'intervention militaire avait répondu à une demande de la Haute Cour visant, selon ses déclarations, à prévenir l'anarchie.
Réactions et points en suspens
Le coup d'État a ravivé des ressentiments à l'égard de l'ancienne puissance coloniale. L'exfiltration d'Andry Rajoelina par la France a provoqué l'indignation d'une partie de l'opinion malgache. Paris n'a pas confirmé ni infirmé sa participation à cette exfiltration.
Le gouvernement français a présenté son offre d'appui comme destinée à répondre aux besoins immédiats (sécurité alimentaire, santé, aménagement urbain) et à accompagner un processus politique incluant réformes et élections, en coordination avec des partenaires internationaux.
Chronologie synthétique
- 25 septembre : début d'un mouvement de contestation de grande ampleur.
- Prise de pouvoir par une unité militaire, suivie de l'exil d'Andry Rajoelina.
- 17 octobre : investiture du colonel Michaël Randrianirina comme président.
- Entretien téléphonique entre Emmanuel Macron et Michaël Randrianirina, au cours duquel la France propose un appui et des financements pour répondre aux urgences et soutenir la transition.








