Résumé
Le mouvement nommé « Bloquons tout » annonce une mobilisation pour le 10 septembre. Il s'est développé principalement via des réseaux sociaux (notamment X) et des messageries privées (Telegram). Le mouvement appelle à des actions de blocage ciblées et à une grève, et suscite des initiatives locales ainsi que des prises de position d'organisations politiques et syndicales.
Origines et diffusion
Le mouvement a émergé en réaction aux orientations budgétaires présentées par le gouvernement. Il s'est diffusé principalement sur des plateformes en ligne, où des collectifs locaux organisent des assemblées et des réunions préparatoires pour coordonner des actions le jour annoncé.
Observations des services de renseignement
Selon une note relayée par des médias, les services de renseignement territorial constatent une progression de l'organisation du mouvement sur les réseaux sociaux et une augmentation du nombre et du rythme des réunions préparatoires. Ils estiment qu'aucune action nationale d'ampleur généralisée n'est prévue à ce stade, mais que des blocages ciblés sont envisagés. Parmi les cibles évoquées figurent des sites pétroliers et des dépôts de distribution.
Mobilisation locale et préparation
Plusieurs collectifs locaux ont tenu des rencontres afin de définir des actions et des revendications. Une assemblée citoyenne a eu lieu à Annonay (Ardèche) le 27 août, au cours de laquelle des participants ont évoqué diverses formes d'action : blocage de supermarchés, retrait d'argent des banques, occupation de péages, grève et autres initiatives. Les organisateurs ont également prévu des outils logistiques (tracts, collecte de fonds).
Dans d'autres départements, des réunions publiques et des échanges en ligne ont été signalés. Les formes exactes et l'ampleur des actions le 10 septembre restent incertaines et dépendront de la coordination locale.
Positions politiques et syndicales
Des formations politiques et des élus locaux ont exprimé des positions contrastées. Certains élus ont critiqué des soutiens municipaux à la mobilisation, estimant que la fonction publique locale doit respecter une réserve vis-à-vis d'appels susceptibles de perturber l'activité économique. À Besançon, la maire a exprimé un soutien, suscitant des réactions d'opposition.
Plusieurs partis de gauche, dont La France insoumise et le Parti communiste, ont appelé à la mobilisation et à la grève, en formulant des revendications sur les salaires, les services publics, la transition écologique et les prix de l'énergie. Certains syndicats ont proposé une journée de mobilisation nationale le 18 septembre, incluant grève et manifestation.
Incertitudes et points de vigilance
Les éléments publics montrent des niveaux d'organisation variables selon les territoires et des approches diverses parmi les participants. Les autorités de renseignement signalent la préparation d'actions locales ciblées plutôt qu'une coordination centralisée à l'échelle nationale. Les conséquences pratiques et l'ampleur des perturbations le 10 septembre dépendront des décisions locales et de l'adhésion des différents groupes.
Chronologie partielle
- 27 août : assemblée citoyenne à Annonay (Ardèche).
- 29 août : diffusion, via des médias, d'une note des services de renseignement faisant état d'une montée en puissance du mouvement sur les réseaux sociaux.
- Dates à venir : mobilisation annoncée le 10 septembre ; journée de mobilisation proposée par certains syndicats le 18 septembre.
Sources et observations
Les informations proviennent de comptes rendus de médias locaux et nationaux, de communiqués politiques locaux et d'une note des services de renseignement citée publiquement. Elles portent sur des intentions d'action et des préparatifs déclarés par des collectifs et organisations ; la réalisation et l'ampleur effectives des actions devront être confirmées le jour de la mobilisation.