Résumé
Entre contraintes budgétaires et variations météorologiques, la saison touristique estivale en France a présenté des résultats hétérogènes. Les séjours ont été, en moyenne, plus courts et les dépenses liées aux loisirs et à la restauration ont diminué, tandis que certains grands pôles ont maintenu une fréquentation soutenue et d'autres destinations ont bénéficié de déplacements de flux.
Données principales
- Le Grand Paris a attiré 6,4 millions de touristes internationaux en juillet‑août 2025, un niveau comparable à celui de 2023, selon l'Office du tourisme de Paris.
- En Provence‑Alpes‑Côte d'Azur (PACA), le Comité régional du tourisme note une progression des taux d'occupation hôteliers, une hausse des locations saisonnières d'environ +2 % et une augmentation de la fréquentation des campings d'environ +3 %.
- Certaines destinations ont enregistré une moindre affluence des clientèles allemandes, néerlandaises et italiennes, selon les observations régionales.
Comportements des vacanciers
- Les vacanciers ont manifesté une demande accrue de flexibilité sur les dates et la durée des séjours, privilégiant des courts séjours et multipliant les arbitrages de consommation, notamment sur la restauration et les activités payantes.
- Une partie des visiteurs a choisi des hébergements éloignés des zones côtières ou des centres touristiques, en réaction aux niveaux de prix pratiqués sur place.
Impacts sectoriels
- Restauration : la fédération Umih estime un recul de fréquentation estivale des restaurants situé entre 25 % et 30 %. Des fermetures ponctuelles ont été évoquées par des responsables du secteur en lien avec la hausse des charges et la pression sur les prix.
- Hébergement : des opérateurs signalent des hausses d'occupation en montagne et en milieu rural, tandis que la durée moyenne des séjours tend à diminuer légèrement, d'après des groupes comme Pierre & Vacances.
- Plateformes et clientèle internationale : sur Airbnb, Paris demeure la destination la plus réservée en France. La clientèle allemande montre un intérêt accru pour les séjours en pleine nature. Booking.com et d'autres acteurs notent une augmentation des voyages planifiés en septembre, liés à des conditions climatiques plus favorables.
Destinations, météo et substitution de flux
- Des épisodes de fortes températures ont conduit une partie des vacanciers à privilégier des lieux plus frais, au bénéfice de certaines zones de montagne et de milieu rural.
- La Bretagne a enregistré une fréquentation stable sur la période estivale. Les acteurs régionaux considèrent le mois de septembre comme déterminant pour l'appréciation finale de la saison.
Perspectives et observations
- Les professionnels remarquent une diffusion des flux touristiques vers des destinations alternatives et une sensibilité accrue aux prix et à la flexibilité. Un maintien de températures clémentes en septembre pourrait prolonger la saison et modifier la répartition des séjours.
Sources
Office du tourisme de Paris, Comité régional de tourisme Provence‑Alpes‑Côte d'Azur, fédération Umih, cabinet MKG Consulting, groupe Pierre & Vacances, plateformes Airbnb et Booking.com, Tourisme Bretagne, déclarations de responsables et professionnels du secteur.