Faits
Le 14 novembre 2025 vers 14h30, un homme de 20 ans a été atteint par des tirs alors qu'il se trouvait dans son véhicule dans le 4e arrondissement de Marseille, à proximité de la salle de spectacle le Dôme. Selon le procureur de la République de Marseille, une moto s'est portée à hauteur du véhicule au moment où la victime venait de se garer et le passager arrière a ouvert le feu. Plusieurs étuis de calibre 9 mm ont été retrouvés sur place. Les secours ont constaté un arrêt cardio-respiratoire ; la victime est décédée.
Certaines publications font état d'une divergence sur la date, mentionnant le 13 novembre 2025 pour le même événement.
Victime et contexte familial
La victime, identifiée comme Mehdi Kessaci, était le frère cadet d'Amine Kessaci, militant associatif engagé contre le narcotrafic. Mehdi, âgé de 20 ans, préparait le concours de gardien de la paix et, selon le parquet, était inconnu des services de police et de justice et ne possédait pas de casier judiciaire.
La famille Kessaci a déjà été touchée par la mort d'un autre frère, Brahim, retrouvé calciné dans le coffre d'une voiture en 2020, selon des reportages. Amine Kessaci a fondé l'association Conscience et a publié un ouvrage sur l'emprise des réseaux de trafic dans certains quartiers de Marseille.
Plusieurs médias indiquent qu'Amine Kessaci avait bénéficié d'une protection policière depuis plusieurs semaines et qu'il avait été exfiltré de Marseille peu avant le drame. Certains articles le présentent également comme ayant été candidat pour Les Écologistes aux élections législatives de 2024.
Enquête judiciaire
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour "assassinat en bande organisée" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un crime". La police judiciaire a indiqué faire de l'enquête une priorité et a mobilisé les moyens nécessaires pour retrouver et identifier les auteurs.
Des éléments de l'enquête font état d'une moto incendiée retrouvée ultérieurement dans le 13e arrondissement. Aucune interpellation n'avait été annoncée dans les premières heures.
Des reportages et témoins cités par la presse indiquent que la victime a reçu plusieurs projectiles et que des enquêteurs ont qualifié certains aspects de l'exécution comme relevant d'un travail professionnel. Le procureur de la République, Nicolas Bessone, a évoqué l'hypothèse d'un "assassinat d'avertissement" visant à dissuader ou menacer un proche en raison de son engagement public, tout en demandant d'"envisager toutes les hypothèses".
Réactions et mesures
La préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône a indiqué que l'enquête constituait une priorité. Un dispositif de protection adapté a été mis en place pour la famille. Le maire de Marseille et des responsables nationaux ont réagi publiquement en qualifiant l'événement de signal grave et en appelant à un renforcement des moyens judiciaires et policiers face aux réseaux criminels.
Contexte local
Les autorités judiciaires et locales suivent cet événement dans le cadre d'une série de violences liées au trafic de stupéfiants dans les Bouches-du-Rhône. Les enquêtes en cours visent à établir les circonstances précises et les responsabilités pénales.
Remarques sur les sources
Certaines informations publiées par la presse locale et nationale (nombre de projectiles, qualifications des enquêteurs, détails sur la protection d'Amine Kessaci et son engagement politique) proviennent de reportages et de déclarations publiques ; elles sont intégrées lorsque plusieurs sources concordent. En cas de divergence entre sources, les éléments corroborés par les services judiciaires et par le corpus de référence ont été privilégiés.








