Résumé
Le site Bounty.chat, présenté par ses exploitants comme une « alternative » au forum Coco, fait l'objet d'une saisie de l'Arcom à la demande de la Haute‑Commissaire à l'Enfance. Les autorités examinent si la plateforme contribue à la diffusion de contenus attentatoires aux mineurs et à la sollicitation de mineurs en ligne. Le site a fourni des réponses aux demandes de l'Arcom, qui analyse désormais ces éléments en coordination avec d'autres acteurs.
Saisine de l'Arcom et démarches gouvernementales
La Haute‑Commissaire à l'Enfance a alerté le régulateur du numérique et les ministères compétents. L'Arcom a adressé un courrier à Bounty.chat contenant une vingtaine de questions portant sur la présence de contenus illicites et sur les dispositifs de modération mis en place. L'autorité collabore avec l'association e‑Enfance et est en contact avec l'Office anti‑cybercriminalité (OFAC) pour définir les suites à donner. Des signalements peuvent également être transmis aux services de police et à la plateforme Pharos.
Réponse de Bounty.chat et caractéristiques de la plateforme
Les responsables de Bounty.chat ont déclaré que la modération et la protection des mineurs constituaient une priorité et ont répondu aux sollicitations de l'Arcom. Le site se présente comme inspiré de Coco, en affirmant avoir ajouté des fonctionnalités et se conformer à la législation française. Bounty.chat propose des salons thématiques, un accès simplifié sans inscription et des fonctions de recherche par code postal, ainsi qu'un modèle économique freemium avec des options payantes.
Plusieurs comptes officiels associés au site ont indiqué répondre aux réquisitions judiciaires et effectuer des signalements à Pharos lorsque cela est nécessaire. Les conditions d'utilisation mentionnent la mise en place prévue de mécanismes de contrôle de l'âge similaires à ceux utilisés par d'autres sites à vocation pornographique.
Lien avec Coco et antécédents judiciaires
Le forum Coco (parfois nommé coco.gg dans les sources) avait déjà été visé par des procédures judiciaires et fermé après des affaires impliquant la diffusion de contenus illicites et l'organisation d'agressions. Des associations ont qualifié ce forum de lieu fréquenté par des personnes ayant commis des infractions liées à la sexualité des mineurs et à des violences homophobes; cette qualification est rapportée par les sources et attribuée à ces associations.
Le fondateur de Coco, identifié dans les sources comme Isaac Steidl, a été mis en examen pour plusieurs chefs d'accusation et placé sous contrôle judiciaire, selon les informations transmises aux autorités judiciaires. Des enquêtes et des procès en lien avec des faits commis via Coco ont été mentionnés par les médias et les juridictions concernées.
Parmi les affaires liées à l'usage de Coco, les sources rappellent une série d'infractions commises par un individu qui avait recruté des participants via le site pour commettre des agressions sexuelles. Cette affaire a donné lieu à des procédures pénales impliquant de nombreux prévenus et des condamnations prononcées par une cour criminelle; des appels ont été signalés pour certains condamnés.
Enquêtes en cours et suites possibles
L'Arcom analyse la réponse fournie par Bounty.chat et échange avec les services compétents pour déterminer d'éventuelles mesures réglementaires ou judiciaires. Les autorités peuvent mobiliser des outils de signalement, des réquisitions judiciaires et des actions coordonnées entre régulateurs, associations spécialisées et forces de l'ordre. Les suites dépendront des éléments recueillis lors des vérifications et des investigations menées par les autorités compétentes.
Sources et précisions temporelles
Les éléments présentés dans cet article proviennent de communiqués et de reportages faisant état des démarches du régulateur, des déclarations des responsables de Bounty.chat et des dossiers judiciaires liés au forum Coco. Certaines dates et indications temporelles figurent dans les sources; elles ont été rapportées dans le texte lorsqu'elles étaient explicitement mentionnées par ces sources.