Résumé
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, le 28 août 2025, une résolution prolongeant pour une dernière fois le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et programmant son retrait. Le texte prolonge le mandat jusqu'au 31 décembre 2026 et prévoit le début d'une réduction puis d'un retrait ordonnés et sûrs à compter du 31 décembre 2026, à accomplir dans un délai d'un an.
Contexte
La Finul est déployée entre Israël et le Liban depuis mars 1978. Elle mobilise environ 10 800 Casques bleus chargés d'assurer un tampon le long de la « Ligne bleue », délimitée par l'ONU entre les deux pays. En 2024, un cessez-le-feu a mis fin aux opérations majeures entre Israël et le Hezbollah, et des accords subséquents ont préparé des mesures de stabilisation.
Décision du Conseil de sécurité
La résolution adoptée le 28 août 2025 décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul jusqu'au 31 décembre 2026 et d'entamer une réduction puis un retrait ordonnés et sûrs à partir de cette date, à réaliser dans l'année suivante. Le texte précise qu'à l'issue de cette période l'armée libanaise devra être la seule force assurant la sécurité dans le sud du Liban.
Modalités et conditions évoquées
Le calendrier adopté fixe la prolongation jusqu'à la fin 2026, puis la réduction et le retrait sur l'année suivante. La résolution appelle par ailleurs Israël à retirer ses forces des cinq positions identifiées sur le territoire libanais. Le texte associe ce calendrier aux engagements de Beyrouth concernant le désarmement et le démantèlement des infrastructures militaires du Hezbollah dans la zone sud, notamment au sud du fleuve Litani.
Réactions des parties et États membres
Israël et les États-Unis ont soutenu la décision, estimant que la Finul n'avait pas empêché l'expansion de l'influence du Hezbollah. Les représentants des États-Unis ont appelé à utiliser la période restante pour renforcer les forces armées libanaises. La France, en charge du dossier au Conseil, avait proposé une prolongation d'un an et soutenu la formulation finale avant adoption. Le Royaume-Uni a averti des risques liés à un retrait prématuré, demandant une décision fondée sur une évaluation factuelle. La Chine a critiqué la décision, estimant qu'elle ne prenait pas suffisamment en compte la situation sur le terrain. Les autorités libanaises ont livré des réactions divergentes : le Premier ministre a salué la prolongation jusqu'à fin 2026 ; le président a exprimé l'espoir que la période supplémentaire permette d'améliorer la situation le long de la frontière sud.
Situation opérationnelle et enjeux sécuritaires
La résolution intervient dans un contexte où Beyrouth s'est engagé, selon certaines annonces, à procéder au désarmement et au démantèlement d'éléments militaires du Hezbollah dans le cadre de l'application du cessez‑le‑feu. La Finul avait pour mission de soutenir la stabilisation et d'appuyer le déploiement des forces libanaises dans le sud. Le retrait programmé transférera progressivement la responsabilité opérationnelle de la zone aux autorités libanaises, soulevant des questions sur la capacité de l'armée libanaise à assurer la sécurité et sur les risques d'escalade, points explicitement signalés par plusieurs membres du Conseil.
Perspectives
La mise en œuvre du calendrier dépendra de la réalisation des engagements annoncés par Beyrouth, des évolutions sur le terrain le long de la Ligne bleue et des mesures prises pour renforcer les capacités de sécurité du Liban. La résolution prévoit un retrait ordonné et sûr et rappelle l'appel au retrait des forces israéliennes des positions identifiées sur le territoire libanais.
Références temporelles
La résolution a été adoptée le 28 août 2025. Le mandat est prolongé jusqu'au 31 décembre 2026 et le retrait doit s'effectuer dans l'année suivant cette date, selon le texte adopté par le Conseil de sécurité.