Enquête et opérations policières
La police fédérale belge a mené dix-huit perquisitions principalement à Bruxelles et à Louvain et procédé à huit interpellations dans le cadre d'une enquête sur un projet présumé visant le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil. Les interpellations ont été effectuées au terme d'une phase d'investigation conduite par la police judiciaire fédérale de Bruxelles et suivie par le parquet fédéral. Les personnes interpellées faisaient l'objet d'auditions et l'enquête se poursuit afin de déterminer la réalité et l'ampleur du projet allégué.
Profil des suspects
Le parquet indique que les principaux suspects présentent des antécédents judiciaires liés au trafic de drogues organisé et seraient actifs au sein de milieux criminels liés à la communauté albanaise. Aucune identité n'a été rendue publique dans les communiqués disponibles. Un juge d'instruction est saisi pour décider des suites judiciaires et des éventuelles mesures de détention.
Mesures de protection du procureur
Julien Moinil, nommé à la tête du parquet de Bruxelles en janvier 2025, est placé sous protection policière depuis l'alerte signalée en juillet. Le niveau de menace a été évalué par les autorités compétentes et les mesures de protection sont gérées de manière confidentielle par les services chargés de la sécurité des personnes exposées.
Contexte sécuritaire et judiciaire
Le parquet rapproche l'affaire de la lutte contre le narcotrafic, activité sur laquelle le parquet de Bruxelles a adopté une stratégie judiciaire marquée. La capitale enregistre des épisodes de violence armée liés à des réseaux de trafiquants. Des données policières récentes mentionnent un nombre significatif d'incidents par arme à feu dans le bilan annuel et pluriannuel, élément repris par les autorités pour situer le contexte des investigations.
Suites judiciaires et initiatives politiques
L'enquête poursuit des investigations techniques et judiciaires. Le parquet a indiqué la nécessité de renforcer la protection des magistrats et des forces de l'ordre, et des travaux législatifs visant à adapter les dispositifs de protection ont été annoncés par les autorités. Des propositions politiques ont également été exprimées, parmi lesquelles l'intention d'utiliser des moyens militaires pour appuyer les forces de l'ordre dans des opérations contre la criminalité non liée au terrorisme.
Situation actuelle
L'enquête est active et le parquet rappelle qu'à ce stade il n'est pas possible de confirmer ou d'exclure définitivement l'existence d'un complot. Les autorités judiciaires continueront les investigations et le juge d'instruction décidera des mesures à prendre à l'issue des auditions et des actes d'instruction.








