Résumé
Des détenus du nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la maison d'arrêt de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) ont volontairement inondé leurs cellules dans la nuit du 27 au 28 août 2025, entraînant des débordements d'eau dans les couloirs du bâtiment n°2.
Déroulement de l'incident
Selon des syndicats pénitentiaires contactés par l'AFP, l'action a eu lieu vers 00 h 30. "Trois coursives sur quatre" du bâtiment n°2 du QLCO ont été inondées par des détenus, provoquant des écoulements d'eau dans les parties communes. Une source proche du dossier a estimé qu'il s'agissait de l'œuvre de "cinq-six détenus".
Réactions et mesures disciplinaires
Le syndicat UFAP a indiqué que le personnel pénitentiaire a dû nettoyer les couloirs à l'aide de raclettes. Le même syndicat a demandé "une réponse et des sanctions disciplinaires fermes". L'administration pénitentiaire a déclaré à l'AFP que les auteurs identifiés "seront prochainement convoqués en commission de discipline" et que des sanctions, "incluant le placement en cellule disciplinaire", pourront être prononcées. Les autorités judiciaires ont été avisées.
Situation des détenus et contexte
Le QLCO de Vendin-le-Vieil accueille 88 détenus arrivés entre fin juillet et début août 2025. Plusieurs dizaines de ces détenus contestent leur transfert et leurs conditions de détention devant la justice administrative ou devant des juges des libertés et de la détention, sans succès pour l'instant, selon des représentants syndicaux. Des responsables syndicaux ont rapporté que certains détenus menaçaient d'entamer une grève de la faim collective "à partir de lundi".
Observations des syndicats
Des représentants syndicaux présents sur place, dont David Lacroix (syndicat FO), ont qualifié l'action d'"concertée et simultanée" et l'ont présentée comme visant à perturber le fonctionnement de l'établissement. Ces appréciations sont rapportées telles que formulées par les syndicats.
Sources
Informations issues de communiqués syndicaux et d'interventions rapportées à l'AFP, complétées par des déclarations de l'administration pénitentiaire et de représentants syndicaux.