Contexte
Un homme, identifié par le parquet comme Mehdi Kessaci, a été assassiné à Marseille le 13 novembre 2025. La victime a été décrite par les autorités comme potentiellement visée dans le cadre d’une action d’intimidation liée au narcotrafic. Son frère, Amine Kessaci, militant opposé au narcotrafic et placé sous protection policière, a appelé à la mobilisation et a participé aux manifestations en mémoire de la victime.
Réunion d’urgence à l’Élysée
Le chef de l’État a réuni une réunion d’urgence à l’Élysée rassemblant des membres du gouvernement et des magistrats spécialisés afin de définir des orientations d’action. Y ont participé des ministres, le procureur de la République de Marseille et le directeur national de la police judiciaire. Le ministre de l’Intérieur a qualifié l’assassinat de « crime d’intimidation ». Le ministre de l’Intérieur et le garde des Sceaux ont été désignés pour se rendre à Marseille pour assurer le suivi opérationnel. Un des ministres a participé à une partie de la réunion en visioconférence depuis les Émirats arabes unis.
Déplacements et réunions à Marseille
Les ministres de l’Intérieur et de la Justice se sont rendus à Marseille pour rencontrer des magistrats, des responsables locaux de sécurité, des représentants des forces de l’ordre et des personnels pénitentiaires. Leurs rencontres ont inclus une visite du centre pénitentiaire des Baumettes et des échanges avec des magistrats et enquêteurs locaux. Une rencontre avec la famille de la victime a été prévue.
Déclarations et mesures annoncées
Les autorités ont annoncé un renforcement des dispositifs de lutte contre le narcotrafic. Les mesures présentées comprennent l’intensification des échanges d’information entre services, la création d’un état-major dédié, l’emploi de techniques nouvelles de renseignement, la possibilité de gel administratif d’avoirs et la mobilisation de moyens judiciaires et policiers sur le modèle de dispositifs antiterroristes.
Les ministres ont évoqué l’ouverture d’enquêtes visant des agents suspectés de corruption et la mise en place de protections pour les personnes menacées. Des renforts humains pour la justice et les greffes ont été annoncés sans précision chiffrée. La loi dite « narcotrafic », promulguée en juin, a été citée comme cadre juridique permettant d’intensifier les moyens d’enquête et d’action. La création d’un parquet national dédié à la lutte contre la grande criminalité organisée et le narcotrafic a été évoquée comme outil de coordination pour traiter les dossiers les plus graves et complexes.
Chiffres et constats opérationnels
Les autorités ont communiqué des éléments chiffrés concernant la lutte contre le trafic dans la région marseillaise, citant environ 2 000 personnes mises en examen pour des faits liés au trafic et environ 900 personnes placées en détention provisoire. Des responsables ont rapporté une baisse des homicides liés au trafic selon leurs évaluations.
Le centre pénitentiaire des Baumettes a été signalé pour sa surpopulation carcérale et une extension du site a été évoquée pour augmenter ses capacités.
Des données institutionnelles citées font état d’une organisation locale de la justice comprenant plusieurs dizaines de magistrats au siège et au parquet, et d’un nombre significatif de procédures en attente devant la juridiction d’appel régionale.
Enquête et suites judiciaires
L’enquête sur l’assassinat a été confiée à la juridiction nationale compétente en matière de criminalité organisée pour assurer la conduite des investigations et le suivi judiciaire. Les autorités ont annoncé la saisine de la juridiction nationale de lutte contre le crime organisé. Des propositions judiciaires visant à renforcer la protection des acteurs judiciaires, notamment par l’anonymisation de certaines procédures impliquant des membres de réseaux organisés, ont été évoquées.
Stratégie et coopération internationale
Les autorités ont indiqué que la coopération internationale constituait un levier pour démanteler les réseaux transnationaux. Des demandes d’extradition ont été évoquées auprès de partenaires internationaux pour des suspects présumés impliqués dans les réseaux.
Réactions politiques et sociales
L’affaire a suscité des réactions politiques locales et nationales, des appels au renforcement des moyens de l’État et des débats publics sur les réponses à apporter. Une marche blanche s’est tenue à Marseille en hommage à la victime. Des responsables municipaux ont appelé à la participation des habitants et à la mobilisation sans céder à la peur. La question de la sécurité et de la lutte contre le narcotrafic a été évoquée dans le débat politique local.
Mode d’action des réseaux et enjeux locaux
Les autorités judiciaires et policières ont décrit des modes de recrutement et d’action des réseaux, incluant le recrutement d’adolescents via les réseaux sociaux pour commettre des actes violents et l’existence de groupes organisés impliqués dans des trafics et des violences. Les responsables ont souligné la nécessité d’une mobilisation coordonnée : enquêtes, répression, protection des victimes et actions de prévention dans les quartiers.
Mesures réclamées et perspectives
Parmi les mesures demandées figuraient l’augmentation des effectifs de police judiciaire, des moyens accrus pour la justice, un renforcement de la coopération internationale pour faciliter les extraditions et la création d’outils institutionnels dédiés à la grande criminalité organisée. Des acteurs locaux ont appelé à articuler les réponses judiciaires et policières avec des politiques de prévention à long terme.








