Introduction
Le Bureau des droits de l'homme des Nations unies (OHCHR) a déclaré qu'au moins 841 personnes avaient été exécutées en Iran depuis le début de l'année et jusqu'au 28 août 2025. Le même bureau a fait état d'une augmentation majeure des exécutions au cours du premier semestre 2025.
Chiffres et répartition temporelle
Selon la porte-parole de l'OHCHR, Ravina Shamdasani, les autorités iraniennes ont exécuté au moins 841 personnes entre le début de l'année et le 28 août 2025. En juillet 2025, l'OHCHR a rapporté qu'au moins 110 personnes ont été exécutées ce mois-là, soit le double du nombre communiqué pour juillet 2024. Le rapport note que la situation pourrait être sous-estimée en raison d'un manque de transparence.
Au cours des six premiers mois de l'année, au moins 289 exécutions concernaient des infractions liées aux stupéfiants, selon les données rapportées par l'OHCHR.
Groupes affectés et motifs invoqués
L'OHCHR a indiqué qu'il existait une focalisation disproportionnée, parmi les personnes exécutées, sur certaines catégories telles que des ressortissants afghans, des membres de minorités ethniques (Kurdes, Iraniens arabes, Baloutches) et des migrants. Les motifs des condamnations incluent des infractions liées à la drogue, des accusations d'espionnage ou d'« inimitié envers Dieu » (formulation juridique utilisée dans certaines procédures), ainsi que des accusations liées à la participation à des manifestations ou à des actes de « rébellion armée ».
Procédures judiciaires et préoccupations de l'ONU
Le Bureau des droits de l'homme des Nations unies a exprimé des préoccupations concernant le respect des garanties judiciaires dans certaines affaires conduisant à la peine capitale. L'OHCHR a fait état d'exécutions prononcées sur la base de lois jugées vagues et a signalé des problèmes d'accès à une défense effective dans plusieurs dossiers.
Exécutions publiques
L'OHCHR a documenté au moins sept exécutions publiques depuis le début de l'année. Dans ses déclarations publiques, la porte-parole Ravina Shamdasani a souligné les effets de ces mises à mort publiques sur les témoins, en particulier les enfants, et a rapporté des préoccupations psychologiques associées à l'exposition à de telles exécutions.
Cas d'exécutions imminentes
L'OHCHR a indiqué que 11 personnes faisaient face à une exécution imminente au moment du communiqué. Parmi elles, six personnes auraient été accusées de « rébellion armée » en lien supposé avec une opposition en exil identifiée par les autorités comme les Moudjahidines du peuple d'Iran, et cinq autres auraient été condamnées en relation avec leur participation aux manifestations de 2022. L'OHCHR a mentionné la confirmation récente, par la Cour suprême iranienne, de la condamnation à mort d'une militante des droits des travailleurs.
Rapports d'organisations et éléments contextuels
Des organisations de défense des droits, dont Amnesty International, ont signalé des arrestations, des condamnations à mort et des allégations de procédures judiciaires accélérées pour des personnes accusées de collaboration avec des gouvernements considérés comme hostiles. Certains rapports indiquent que, à la suite d'événements internationaux en juin 2025, des autorités iraniennes auraient intensifié les poursuites pour espionnage et que le Parlement iranien aurait adopté des mesures visant à permettre un recours plus rapide à la peine capitale pour certaines accusations; ces éléments figurent dans des rapports d'ONG et des communiqués médiatiques cités par plusieurs sources.
Réactions et demandes internationales
Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme a appelé les autorités iraniennes à instaurer un moratoire sur l'application de la peine capitale en vue de son abolition. Le bureau des droits de l'ONU a également exhorté le gouvernement iranien à ne pas appliquer la peine de mort contre les personnes identifiées comme faisant l'objet d'une exécution imminente et à garantir le respect des normes de procédure pénale.
Sources et limites des données
Les chiffres et observations présentés proviennent des communiqués et déclarations publics du Bureau des droits de l'homme des Nations unies (OHCHR) et de rapports d'organisations de défense des droits. L'OHCHR a précisé que l'absence de transparence des autorités iraniennes peut entraîner une sous-estimation du nombre réel d'exécutions et des informations disponibles sur les procédures judiciaires.
Conclusion
Les informations publiques disponibles, telles que rapportées par l'OHCHR et par des organisations de défense des droits, font état d'une hausse des exécutions en Iran au cours de la période mentionnée et de préoccupations relatives aux motifs de condamnation, au respect des garanties judiciaires et à la tenue d'exécutions publiques.