Contexte
Le 27 novembre 2025, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie "cessera les hostilités" en Ukraine si les forces ukrainiennes se retirent des territoires dont Moscou revendique l’annexion. Cette intervention s’inscrit dans un contexte de discussions internationales sur un plan présenté par les États-Unis visant à mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
Déclarations de Vladimir Poutine
Lors d’une conférence de presse à Bichkek, au Kirghizistan, Vladimir Poutine a indiqué que l’arrêt des opérations militaires dépendrait du retrait des troupes ukrainiennes des territoires revendiqués par la Russie. Il a ajouté qu’en l’absence de retrait, les forces russes interviendraient par la force militaire. Il a par ailleurs affirmé que la Russie n’avait pas l’intention d’attaquer l’Union européenne et mentionné l’existence de mesures économiques de rétorsion en cas de saisie d’avoirs russes gelés.
Territoires concernés
Poutine n’a pas précisé si sa condition visait uniquement les régions de Donetsk et de Lougansk, situées dans l’est de l’Ukraine, ou si elle incluait également les régions de Kherson et de Zaporijjia, dans le sud. La Russie a revendiqué l’annexion de ces quatre territoires en septembre 2022, sans en contrôler intégralement l’ensemble.
Discussions internationales et suite des négociations
Le plan présenté par les États-Unis a été amendé après des consultations avec les autorités ukrainiennes. Des responsables américains sont engagés dans des discussions visant à présenter une version amendée aux autorités russes. L’émissaire américain Steve Witkoff était attendu à Moscou pour évoquer ce plan avec des responsables russes. Le chef de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak, a indiqué que le travail conjoint des délégations ukrainienne et américaine se poursuivrait.
Questions de reconnaissance et points de négociation
Vladimir Poutine a estimé que l’un des points clés des négociations serait la reconnaissance internationale du Donbass et de la Crimée, cette dernière ayant été annexée par la Russie en 2014. Il a précisé que la reconnaissance recherchée visait un cadre international, sans exiger la reconnaissance formelle par l’Ukraine.
Réactions et propositions externes
Plusieurs acteurs internationaux ont exprimé des positions liées aux démarches diplomatiques en cours. Des responsables français ont prévu des entretiens bilatéraux visant, selon leurs déclarations, à encourager la Chine à influer sur la Russie en faveur d’un cessez‑le‑feu. Des autorités turques ont indiqué que les forces armées turques pouvaient contribuer à des initiatives visant à garantir la sécurité et la stabilité après un éventuel cessez‑le‑feu.
Poursuite de la situation
Les annonces de conditions posées par la Russie et les échanges diplomatiques en cours indiquent que la situation reste sujette à des négociations multilaterales. Les modalités précises d’un éventuel retrait des troupes, ainsi que l’acceptation ou le rejet des conditions posées, dépendront des discussions entre les parties impliquées.








