Faits principaux
Haitham Ali Tabatabai a été tué dans une frappe attribuée à Israël dans la banlieue sud de Beyrouth. Le dirigeant du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié cet assassinat d'« agression flagrante » et a déclaré que le mouvement « a le droit de répondre », en précisant que le moment de cette réponse serait décidé ultérieurement.
Circonstances de l'attaque
Selon la communication du Hezbollah, Tabatabai se trouvait en réunion avec quatre de ses assistants au moment de la frappe. Les responsables du mouvement ont indiqué que la réunion visait la préparation d'une action à venir.
Déclarations du Hezbollah
Naïm Qassem a prononcé ces déclarations lors d'un discours diffusé sur la chaîne al-Manar du Hezbollah. Il a réaffirmé le droit du mouvement à riposter et a souligné que la décision du moment de la réponse appartenait au Hezbollah.
Contexte opérationnel et politique
Le décès de Tabatabai intervient après une période de tensions entre Israël et le Hezbollah. Le mouvement indique avoir respecté depuis un an un cessez-le-feu qui avait mis fin à la dernière confrontation ouverte entre les deux parties le 27 novembre 2024. Israël a accru récemment ses frappes sur le territoire libanais, affirmant viser des membres ou des infrastructures du Hezbollah qu'il accuse de se réarmer; le Hezbollah conteste ces allégations.
Les autorités du Hezbollah présentent Tabatabai comme le plus haut responsable du mouvement tué depuis la fin de la guerre en novembre 2024. L'incident s'inscrit dans un contexte de frappes et de tensions persistantes entre Israël et le Hezbollah, malgré l'existence d'un cessez-le-feu formel.
Éléments nouveaux liés au contexte régional et aux réactions
Israël a averti les autorités américaines et le gouvernement libanais de l'inefficacité de l'armée libanaise dans le démantèlement de l'arsenal du Hezbollah et a menacé d'intensifier ses frappes au Liban, y compris dans des zones jusque-là épargnées à la demande d'une administration américaine précédente. Jérusalem a cherché à imposer un ultimatum au gouvernement libanais, en attendant une décision américaine.
Un émissaire américain pour le Liban a programmé des déplacements en Israël puis au Liban pour aborder la question. Les autorités israéliennes ont ajusté la planification de leurs opérations militaires pour éviter d'interférer avec une visite papale au Liban.
L'armée libanaise a conduit une opération médiatique en faisant visiter à des journalistes un tunnel attribué au Hezbollah dans le sud du pays. Ce tunnel a été découvert ces derniers mois et sa mise au jour coïncide avec la mise en œuvre d'un plan de désarmement du Hezbollah approuvé en septembre.
Le gouvernement libanais a fixé une échéance pour démilitariser la zone au sud du Litani et dispose de quelques semaines pour respecter cette échéance.
Place de l'événement dans la séquence des violences
L'attaque s'inscrit dans une séquence de frappes et de menaces entre Israël et le Hezbollah. Les responsables du mouvement ont qualifié l'attaque d'agression et ont laissé entendre qu'une riposte demeure possible. Des acteurs régionaux ont réagi en appelant à des représailles.








