Arrivée et accueil
Le pape Léon XIV a entamé une visite de quatre jours en Turquie. Il est arrivé à Ankara et a été reçu au palais présidentiel par le président Recep Tayyip Erdogan. La cérémonie d'accueil a inclus l'exécution des hymnes du Vatican et de la République turque.
Messages échangés
Devant le président turc, le pape a appelé la Turquie à être « un facteur de stabilité et de rapprochement entre les peuples, au service d'une paix juste et durable », en évoquant la position géographique du pays comme pont entre l'Orient et l'Occident et carrefour de cultures et de religions. Le président Erdogan a déclaré que la Turquie encourage le respect de toutes les confessions, y compris les communautés chrétiennes, et a affirmé qu'aucune personne ne devait être victime de discrimination. Il a également salué la position du pape sur la « cause palestinienne » et appelé à la mise en œuvre d'une solution à deux États.
Contexte diplomatique et régional
La visite s'inscrit dans un contexte de tensions internationales. Le texte indique qu'Ankara soutient l'Ukraine tout en maintenant des liens avec la Russie et participe, avec des partenaires européens et sous l'égide d'initiatives menées par les États-Unis, aux négociations visant un accord de paix entre ces pays. Le Saint-Siège a aussi mentionné l'effort de la Turquie pour accueillir plus de 2,5 millions de réfugiés, majoritairement syriens.
Déclarations et observations du pape
Dans l'avion qui le conduisait de Rome à Ankara, le pape a dit attendre ce voyage, qu'il considérait important pour les chrétiens et porteur d'un « beau message pour le monde ». Il a évoqué la diversité religieuse de la Turquie et averti que son homogénéisation représenterait, selon ses mots, « un appauvrissement ».
Aspects sécuritaires et symboliques
Le déplacement a été assuré dans un dispositif de sécurité renforcé. Le pape a visité le mausolée de Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République turque. Le texte signale également la politisation de lieux symboliques, notamment l'ex-basilique Sainte-Sophie d'Istanbul, reconvertie en mosquée en 2020.
Dimension religieuse de la visite
La visite comprend une composante religieuse : le pape doit participer à Iznik (ancienne Nicée) à des cérémonies marquant le 1 700e anniversaire du premier concile œcuménique, réuni en l'an 325 et auquel auraient pris part environ 300 évêques. Invité par le patriarche de Constantinople, Bartholomée Ier, le pape participera à une prière œcuménique sur les rives du lac d'Iznik.
Antécédents et itinéraire
Le pape Léon XIV est le cinquième pape à se rendre en Turquie après Paul VI (1967), Jean-Paul II (1979), Benoît XVI (2006) et François (2014). Après la Turquie, il doit se rendre au Liban pour une visite annoncée. Le texte mentionne que le Liban traverse depuis 2019 une crise économique et politique et a subi des bombardements récents malgré un cessez-le-feu.
Points diplomatiques supplémentaires
Le texte mentionne aussi que le pape a critiqué le traitement des migrants par l'administration américaine, expression alignée sur des déclarations précédentes de son prédécesseur. Le déplacement a été accompagné par des journalistes et des responsables ecclésiaux présents pour couvrir la visite.








