Résumé
Le député François Ruffin a demandé la démission du président de la République à l'issue d'un meeting organisé à Châteaudun (Eure-et-Loir). Ses déclarations ont porté sur la légitimité présidentielle, la gestion budgétaire et la stratégie politique en cas de dissolution de l'Assemblée nationale.
Déroulement de l'événement
Le meeting s'est tenu à Châteaudun le 30 août 2025. Il s'agissait d'une rentrée politique commune réunissant le mouvement animé par François Ruffin et les formations rassemblées sous l'étiquette des Unitaires. En clôture de son intervention, François Ruffin a réclamé la démission d'Emmanuel Macron, estimant que le président avait « perdu toute légitimité » et constituait « le dernier verrou » à « un changement d'orientation de politique dans le pays ».
Déclarations principales
François Ruffin a formulé plusieurs déclarations publiques lors de l'allocution :
- Il a posé la question de savoir qui devait « payer » pour la situation budgétaire, citant « les retraités, les salariés, les malades de longue durée ou les grands PDG et les rentiers ».
- Il a déclaré que, face à ce qu'il a qualifié d'« impasse budgétaire », le président de la République devait « remettre son mandat en jeu ».
- Il a ajouté qu'il « appuierai[nait] toute personne qui épousera cette autre direction », précisant vouloir une orientation incitant « à demander de faire les efforts à ceux qui ont les poches pleines ».
- Il a indiqué être « prêt », « motivé » et disposer d'un « plan » en cas de dissolution éventuelle de l'Assemblée nationale.
Plusieurs de ces formules ont été prononcées sous forme de citations directes lors du meeting.
Contexte politique immédiat
L'intervention de François Ruffin s'inscrit dans un contexte marqué par l'annonce du Premier ministre de se soumettre à un vote de confiance. Ce vote, programmé pour le 8 septembre 2025, a été présenté par le gouvernement comme une consultation parlementaire sur l'orientation budgétaire. Des partis et responsables politiques ont exprimé des positions diverses sur le maintien ou non de la confiance au gouvernement et sur l'opportunité d'une dissolution.
Positionnement personnel et mouvement
Lors du meeting, François Ruffin a évoqué son mouvement "Debout!", issu d'une extension nationale de son micro-parti régional, et n'a pas dissimulé son intérêt pour une candidature à l'élection présidentielle. Il a par ailleurs estimé qu'une tension pouvait apparaître entre certaines orientations du Rassemblement national et les intérêts de son électorat populaire.
Participants et présence
La réunion a réuni des représentants et militants de plusieurs formations de gauche. Étaient notamment présents des membres de L'Après (parti des ex-Insoumis) et de Générations, fondé par Benoît Hamon, ainsi que des figures politiques telles que Clémentine Autain, Lucie Castets et Benoît Hamon. Les organisateurs ont indiqué une présence d'environ 2 500 militants.
Observations finales
Les déclarations de François Ruffin constituent une prise de position publique sur la responsabilité du pouvoir exécutif et sur l'orientation budgétaire. Elles interviennent dans une période de tensions politiques marquée par la préparation d'un vote de confiance à l'Assemblée nationale et par des discussions entre formations politiques sur des alternatives budgétaires et stratégiques.