Résumé
Le 29 août 2025, la Maison Blanche a informé le Congrès d'une demande de suppression de 4,9 milliards de dollars d'aide internationale. La mesure cible des crédits du département d'État, de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et d'autres programmes d'assistance. L'annonce a suscité des réactions politiques et des incertitudes sur le calendrier budgétaire fédéral.
Annonce et montants concernés
La lettre adressée au président de la Chambre des représentants mentionne une coupe totale de 4,9 milliards de dollars. D'après des documents et des reportages, 3,2 milliards seraient retirés aux crédits de l'USAID et environ 838 millions aux crédits liés aux opérations de maintien de la paix. La Maison Blanche a défendu la démarche en rappelant sa priorité « America First » sur les réseaux sociaux.
Programmes visés et réorganisation institutionnelle
Les suppressions concernent des programmes relevant du département d'État et de l'USAID. Depuis janvier, l'administration a gelé certains fonds et opéré une réorganisation de l'USAID, transférant certaines fonctions au département d'État. L'USAID intervenait notamment dans des programmes de santé publique et d'aide d'urgence dans près d'une centaine de pays.
Procédure législative et points de droit
La Constitution américaine confère au Congrès le pouvoir d'autoriser et d'allouer les dépenses fédérales. En pratique, l'exécutif ne peut modifier durablement les crédits sans l'accord du Congrès. La demande est intervenue tard dans l'exercice fiscal, qui s'achève le 30 septembre 2025, soulevant la question de la capacité du Parlement à voter rapidement un texte. La Maison Blanche affirme s'appuyer sur une « solide base légale » et anticipe un éventuel examen favorable des tribunaux ; des responsables politiques ont toutefois annoncé des contestations judiciaires.
Risques budgétaires et impacts potentiels
Les élus et experts ont souligné le risque d'un arrêt partiel du gouvernement (shutdown) si le Congrès n'adopte ni budget ni mesure de financement temporaire avant la fin de l'exercice. Les conséquences possibles mentionnées incluent des congés sans solde pour des fonctionnaires fédéraux (furloughs), des perturbations du trafic aérien et des interruptions de certaines aides alimentaires destinées aux populations vulnérables.
Réactions internationales et conséquences humanitaires
Un porte-parole du secrétaire général des Nations unies a indiqué que ces coupes compliqueraient la trésorerie de l'organisation. Plusieurs ONG et une étude citée par la presse estiment que la réduction des financements américains pourrait avoir des effets sanitaires et humanitaires significatifs à l'échelle mondiale, notamment sur les programmes de vaccination, l'aide alimentaire et l'assistance d'urgence.
Sources
Les éléments de cet article s'appuient sur une communication officielle de la Maison Blanche, des documents judiciaires mentionnés par l'AFP et des reportages de presse citant des dossiers internes et des analyses publiques.