Budgets publics et fiscalité
Cette synthèse, publiée fin août 2025, rassemble les principales informations disponibles sur les récentes évolutions fiscales et budgétaires en France et sur les orientations du projet de loi de finances en Tunisie (2026–2030). Elle porte notamment sur la taxe foncière en France, les concertations politiques autour du budget national et les pistes de recettes envisagées, ainsi que sur les priorités affichées par les autorités tunisiennes.
Taxe foncière en France
Les avis de taxe foncière ont été envoyés par voie postale fin août 2025. Les propriétaires non mensualisés peuvent consulter leur avis en ligne selon le calendrier annoncé par l'administration, et les contribuables mensualisés disposent d’un accès en ligne à partir de la date indiquée.
La taxe foncière s’applique aux biens immobiliers (maisons, appartements), aux parkings, aux terrains, aux locaux professionnels et à certains bateaux aménagés pour l’habitation. Elle demeure due lorsque le bien est loué. Le calcul repose sur deux éléments : la valeur locative cadastrale, définie comme un loyer annuel théorique, et le taux d’imposition voté par les collectivités locales. La base cadastrale est périodiquement revalorisée en fonction de l’inflation et peut être modifiée après travaux.
Des différences locales dans les taux d’imposition sont observées. Selon le cabinet FSL, le taux pour le foncier bâti était de 48,48 % à Bordeaux et de 42,13 % à Limoges pour l’année de référence citée. En 2024, certaines communes ont voté des hausses marquées (exemples : Nice +19,2 % et Saint-Étienne +15,0 %). Pour 2025, la majorité des villes de plus de 40 000 habitants n’ont pas relevé leur taux, d’après la même source.
Pour 2025, l’augmentation de la taxe foncière est principalement expliquée par la revalorisation de la base cadastrale (+1,7 % selon le ministère des Finances cité). L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) indique que, dans les communes n’ayant pas relevé leur taux, la taxe foncière a augmenté de 15,1 % entre 2021 et 2024. Le calendrier politique local, notamment l’approche des élections municipales de 2026, est présenté comme un facteur ayant conduit certains conseils municipaux à limiter les augmentations de taux pour 2025.
Budget national français et concertations politiques
Le Premier ministre a invité les chefs des partis politiques à des réunions de concertation en vue d’obtenir un vote de confiance lié au projet de budget national. Une date de vote de confiance est mentionnée dans les comptes rendus consultés.
Plusieurs groupes politiques ont fait connaître leur position : La France insoumise (LFI) a décliné l’invitation et a annoncé son intention de voter contre la confiance, invoquant des motions de censure déjà déposées. Les Écologistes ont exprimé des réserves sur l’utilité de la réunion. Le Rassemblement national (RN) a indiqué qu’il participerait aux discussions. Le Parti socialiste (PS) n’avait pas encore communiqué sa décision au moment des comptes rendus.
Pistes de recettes et imposition des hauts revenus
Parmi les options évoquées pour renflouer les recettes publiques figurent la réduction ou la suppression de niches fiscales et l’instauration d’une contribution spécifique pour les très hauts revenus. Le nombre de niches fiscales cité est de 474, pour un coût annuel total estimé à 85 milliards d’euros, selon les sources consultées.
La proposition de contribution minimale concernerait les foyers dont les revenus dépassent certains seuils (plus de 250 000 euros pour une personne seule, 500 000 euros pour un couple). L’idée présentée consiste à instaurer un taux minimum d’imposition de 20 % pour ces revenus élevés. Le périmètre estimé serait d’environ 65 000 ménages et le rendement potentiel évoqué est de l’ordre de 2 milliards d’euros. Ces éléments figurent parmi les options discutées auprès des responsables politiques.
Des représentants du monde économique consultés ont exprimé des positions divergentes : certains se disent prêts à consentir des efforts à condition de réformes structurelles et d’économies publiques, d’autres refusent des charges supplémentaires en invoquant les efforts déjà accomplis.
Loi de finances et orientations en Tunisie
Un communiqué gouvernemental tunisien et des comptes rendus de conseils ministériels indiquent que le projet de loi de finances est en cours de finalisation dans le cadre d’un plan de développement couvrant la période 2026–2030. Les orientations annoncées comprennent la rationalisation des dépenses publiques, la stimulation de la croissance, le renforcement de l’État social et le recours à des mécanismes de financement innovants.
Les priorités affichées incluent le retour à des recrutements dans la fonction publique, la poursuite des réformes dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’énergie et de l’environnement, la diversification des recettes publiques, l’amélioration de la couverture sociale et des mesures pour soutenir l’investissement et l’emploi. Le projet vise aussi à intégrer une approche ascendante de planification territoriale (local, régional, interrégional, national), selon le communiqué de la présidence du gouvernement.
Conclusion
Les éléments réunis illustrent des débats publics et politiques convergents autour de la nécessité d’équilibrer recettes et dépenses publiques. En France, les discussions portent sur des ajustements locaux (taxe foncière) et sur des mesures nationales visant des recettes à court terme, tandis qu’en Tunisie le projet de loi de finances s’articule autour d’un plan de développement et de réformes structurelles. Les décisions finales dépendront des arbitrages politiques et des calendriers institutionnels.