Résumé
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en garde contre un projet d'évacuation massive de la population de Gaza-ville, alors que l'armée israélienne a durci le siège de l'agglomération en vue d'une offensive. L'alerte et les éléments de situation ont été rapportés dans la presse le 30 août 2025.
Contexte
La bande de Gaza fait l'objet d'opérations militaires et d'un blocus prolongé dans le cadre d'un conflit opposant Israël au mouvement Hamas. Les autorités israéliennes ont annoncé la préparation d'un assaut généralisé sur Gaza-ville et l'armée a déclaré officiellement l'agglomération « zone de combat ». Selon l'ONU, le gouvernorat de Gaza, qui comprend la ville et ses environs, compte près d'un million d'habitants.
Avertissement du CICR
La présidente du CICR, Mirjana Spoljaric, a déclaré qu'"il est impossible que l'évacuation massive de la ville de Gaza puisse être menée à bien de manière sûre et digne dans les conditions actuelles". Elle a estimé qu'un tel projet serait "non seulement irréalisable, mais aussi incompréhensible" si Israël entend respecter les principes du droit international humanitaire. Le CICR a souligné le risque d'un déplacement massif de population qu'aucune zone de la bande de Gaza ne serait en mesure d'absorber.
Situation sur le terrain
Des sources de secours et des journalistes sur place ont fait état d'une intensification des opérations militaires à la périphérie de Gaza-ville. La Défense civile de la bande de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas, a signalé des frappes intenses dans plusieurs quartiers, dont Sabra, Zeitoun et Cheikh Radouane. Des journalistes ont rapporté des tirs et des explosions proches de la lisière nord de la ville et des déplacements de civils fuyant vers le sud.
Des témoins cités dans les reportages ont décrit des frappes contre des tentes abritant des déplacés et des bombardements nocturnes rapprochés. Un porte-parole de la Défense civile a indiqué un bilan provisoire de dizaines de morts dans des frappes menées le même jour; en raison des restrictions d'accès et des difficultés de vérification, ces chiffres n'ont pas été indépendamment confirmés par d'autres sources dans les reportages.
Témoignages de civils
Des habitants ont fait état de conditions de vie dégradées: difficultés à se déplacer, recherche d'abris, et effets des fumigènes et des bombardements sur la santé et le sommeil des enfants. Certains ont expliqué ne pas avoir obtempéré aux ordres d'évacuation faute d'alternative sûre.
Positions et intentions des parties
Le gouvernement israélien et des responsables militaires ont exprimé leur intention de poursuivre l'offensive pour affaiblir le Hamas et libérer des otages enlevés lors d'une attaque antérieure. Des responsables israéliens ont qualifié l'évacuation de l'agglomération d'"inévitable" en vue des opérations. Les autorités militaires ont également indiqué avoir conduit des frappes ciblées contre des responsables considérés comme des chefs ou porte-parole de formations armées.
Bilan humain rapporté
Plusieurs éléments chiffrés ont été rapportés dans les comptes rendus:
- Un décompte publié par l'AFP à partir de données officielles faisait état de 1 219 morts côté israélien lors de l'attaque initiale mentionnée dans les reportages, et d'un nombre d'otages enlevés ce jour-là estimé à 251, dont 47 restaient retenus dans la bande de Gaza selon les reportages, environ vingt d'entre eux étant présumés vivants.
- Le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, a communiqué un bilan de l'ordre de dizaines de milliers de morts dans la bande de Gaza; des chiffres cités dans les reportages mentionnent au moins 63 025 morts. Les reportages notent que ces chiffres sont fournis par le ministère et que les modalités de comptage peuvent varier.
Enjeux humanitaires et juridiques
Des responsables humanitaires, dont Philippe Lazzarini, chef de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), ont indiqué que la population du gouvernorat de Gaza disposait de peu d'options d'évacuation et que la conduite d'une opération militaire au milieu d'une population dense risquait d'entraîner une détérioration importante des conditions humanitaires. Le CICR a mis en avant les obligations du droit international humanitaire en matière de protection des civils et de déplacement forcé.
Observations finales
Les informations citées dans cet article proviennent de déclarations d'organisations humanitaires, de communications officielles et de témoignages recueillis par des médias sur place. Les chiffres et certains détails opérationnels ont été rapportés par des sources locales et internationales qui peuvent avoir des méthodes et des accès différents pour la vérification des données.