La justice argentine a mené des perquisitions visant des bureaux administratifs et une entreprise pharmaceutique dans le cadre d'une enquête pour corruption impliquant Karina Milei. Les éléments publics proviennent d'enregistrements audio, de déclarations officielles et de communiqués d'entreprise.
Contexte et ouverture de l'enquête
Des enregistrements audio diffusés publiquement ont été attribués à Diego Spagnuolo, ancien directeur de l'Agence nationale pour les personnes handicapées (Andis), limogé par la suite. Dans ces enregistrements, une voix attribuée à Spagnuolo déclare: "Karina reçoit 3%". À la suite de la diffusion de ces enregistrements, une enquête a été ouverte pour examiner des allégations de corruption liées à des achats de médicaments.
Allégations
Les éléments publiés indiquent que Karina Milei est soupçonnée d'avoir perçu 3% du montant payé par l'Andis pour l'achat de médicaments à l'entreprise pharmaceutique Suizo Argentina. Les autorités judiciaires ont pris des mesures d'enquête fondées sur ces allégations. Aucune arrestation n'a été signalée dans les informations publiques liées à cette affaire.
Perquisitions
Le 29 août 2025, des perquisitions ont été effectuées dans les locaux de l'Andis et dans des locaux liés à l'entreprise Suizo Argentina. Les opérations ont été réalisées par la justice argentine dans le cadre de l'enquête en cours.
Déclarations des personnes et organisations mentionnées
- Karina Milei ne s'est pas exprimée publiquement au sujet des allégations dans les éléments diffusés.
- Javier Milei, président d'Argentine et frère de la personne mise en cause, a rejeté les accusations et a déclaré: "Tout ce que dit [Spagnuolo] est faux, nous allons le traduire en justice et prouver qu'il a menti". Il a tenu cette déclaration lors d'un meeting électoral au cours duquel des manifestants ont jeté des pierres sur son cortège.
- Suizo Argentina a publié un communiqué affirmant avoir agi "dans le strict respect des normes et des lois en vigueur" et se déclarant à la disposition des organismes de contrôle et de tout pouvoir de l'État. Ce communiqué a été republié sur le compte Instagram de Javier Milei.
- Le porte-parole de la Présidence a dénoncé sur les réseaux sociaux une "utilisation politique de l'opposition en une année électorale".
Contexte politique
Les événements ont été rapportés dans un contexte électoral: des élections législatives nationales figurent au calendrier et des scrutins provinciaux sont prévus dans la province de Buenos Aires. Les informations publiques font état de débats sur la gestion économique et des coupes budgétaires affectant des programmes sociaux, dont l'aide aux personnes handicapées, mais la relation entre ces décisions et l'enquête relève des analyses politiques.
Situation procédurale actuelle
Selon les informations rendues publiques, l'enquête est en cours et les perquisitions font partie des actes d'instruction. Aucune condamnation ni arrestation n'a été annoncée dans les éléments accessibles publiquement à la date des perquisitions.