Résumé
Nordahl Lelandais a refusé de comparaître à une audience prévue le 28 août 2025 devant le tribunal correctionnel de Colmar pour des faits de violences conjugales survenus lors d’un parloir à la maison centrale d’Ensisheim. Le prévenu a invoqué la "pression médiatique" dans un courrier lu à l’audience. L’affaire a été renvoyée au 19 septembre 2025.
Contexte pénal et procédure en cours
Nordahl Lelandais, qui utilise également le nom de jeune fille de sa mère, Périnet, est incarcéré à Ensisheim depuis septembre 2022. Il purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une mesure de sûreté de 22 ans pour l’enlèvement et le meurtre d’une mineure. Il a par ailleurs été condamné à vingt ans d’emprisonnement pour le meurtre d’Arthur Noyer et a fait l’objet d’une condamnation en appel à une peine d’emprisonnement pour des faits d’agression sexuelle sur un membre de sa famille.
Faits reprochés
Les faits qui motivent la présente procédure se seraient déroulés le 9 juin 2025 lors d’un parloir familial à la maison centrale d’Ensisheim. Selon les rapports pénitentiaires et les comptes rendus judiciaires, le prévenu aurait saisi la mère de son enfant au niveau du cou et lui aurait tiré les cheveux, des faits constatés par des surveillants et enregistrés par les caméras de vidéosurveillance. La scène se serait produite en présence de leur enfant, décrit dans les comptes rendus comme âgé d’environ 19 mois et conçu en détention. Le prévenu conteste les faits et soutient qu’il s’agissait d’une démonstration mimée destinée à expliquer un geste de défense lors d’un footing. La mère de l’enfant, selon plusieurs comptes rendus, n’a pas constitué partie civile.
Audience du 28 août 2025 et suite de la procédure
L’audience prévue le 28 août 2025 a été tenue à Colmar. Le prévenu ne s’est pas présenté ; une lettre lue à l’audience indiquait qu’il refusait de comparaître en raison de la "pression médiatique". Le tribunal a estimé nécessaire la comparution du prévenu et a renvoyé l’affaire au 19 septembre 2025. Le président du tribunal a indiqué qu’en cas de nouveau refus un mandat d’amener pourrait être prononcé pour contraindre la comparution. La défense a demandé le huis clos pour préserver l’intégrité de la mère et de l’enfant ; les avocats de la partie civile, qui représentent l’enfant, ont également demandé le huis clos pour protéger l’anonymat de la famille.
Qualification juridique et conséquences possibles
Les faits sont poursuivis comme des violences commises en présence d’un mineur et en contexte de lien conjugal. La qualification retenue par l’accusation prévoit des peines prévues par le code pénal, notamment des peines plus élevées en cas de récidive. Les comptes rendus indiquent aussi que la situation pourrait entraîner des mesures concernant l’autorité parentale et des interdictions de contact prononcées à l’égard du prévenu depuis l’ouverture de l’enquête.
Situation actuelle
À l’issue de l’audience du 28 août 2025, l’affaire est renvoyée au 19 septembre 2025. Le prévenu demeure incarcéré et soumis aux mesures résultant de ses condamnations antérieures et des décisions provisoires prises dans le dossier en cours. Les éléments présentés ci-dessus proviennent de comptes rendus judiciaires et de rapports de presse consultés lors des audiences.