Résumé
La préfecture de Corse-du-Sud a ordonné la suspension immédiate de l'activité d'abattage de l'abattoir de Porto-Vecchio. Cette décision intervient après des contrôles administratifs, une mise en demeure adressée à l'exploitant et des signalements transmis par une association de protection animale. La reprise de l'activité est subordonnée à des investissements du gestionnaire et à la validation des mesures correctives par les services de l'État.
Contexte
L'abattoir de Porto-Vecchio est une installation multi‑espèces appartenant à la Collectivité de Corse et gérée par le Syndicat mixte de l'abattage en Corse (SMAC). Fin juillet, l'association L214 a diffusé des images et déposé une plainte pour « sévices graves et mauvais traitements », alléguant des manquements aux règles d'abattage et d'étourdissement des animaux. Le parquet d'Ajaccio a ouvert une enquête judiciaire afin d'examiner ces allégations.
Enquête et procédure administrative
Le 5 août, une mise en demeure a été notifiée à l'exploitant, déclenchant une procédure contradictoire. Des réunions se sont tenues entre les services de l'État, l'exploitant, des représentants du monde agricole et des collectivités territoriales pour examiner les non‑conformités relevées et définir les actions à engager.
Décision de suspension
La préfecture a indiqué que, selon les contrôles réalisés, « les installations et équipements de ce site ne permettent plus de garantir une production dans le respect total des exigences réglementaires ». Sur cette base, elle a ordonné l'arrêt immédiat de toute activité d'abattage sur le site. La levée de la suspension est conditionnée à la réalisation d'investissements par le SMAC et à la validation documentaire des mesures correctives par les services de l'État.
Mesures d'accompagnement et modalités pratiques
La préfecture a précisé que le SMAC proposerait, à compter du 1er septembre 2025, la prise en charge des animaux concernés dans d'autres abattoirs du réseau afin d'assurer la continuité de service pour les éleveurs. Le SMAC a indiqué avoir engagé un programme de travail visant à remédier aux difficultés constatées et à mettre les installations en conformité avec la réglementation.
Réactions et suites attendues
L'association L214 a rendu publics des éléments visuels et demande la fermeture immédiate de l'établissement. Les autorités ont, pour leur part, souligné la nécessité de respecter la présomption d'innocence et la procédure en cours. Le parquet d'Ajaccio poursuit l'enquête judiciaire ouverte à la suite de la plainte.
Points en attente
- Les conclusions de l'enquête judiciaire menée par le parquet d'Ajaccio.
- Le plan d'investissements et le calendrier présentés par le SMAC pour la mise en conformité des installations.
- La décision administrative ultérieure de la préfecture concernant la levée ou le maintien de la suspension.
Sources
Communiqués de la préfecture de Corse‑du‑Sud, du Syndicat mixte de l'abattage en Corse (SMAC) et de l'association L214, indiqués dans les communiqués officiels.